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Samuel L. Jackson

Interprète

Né le 21 décembre 1948 à Washington, Samuel Leroy Jackson fait ses études à Atlanta où il est diplômé en art dramatique. Il débute au théâtre avant de tenir son premier rôle au cinéma en 1972 dans « Together for days » de Michael Schultz alors qu’il est encore étudiant. Hormis dans deux téléfilms on ne verra pas beaucoup Jackson dans les années 70. La télé fera plus souvent appel à lui dans les années 80 tout comme le cinéma (il tournera sous la direction de Milos Forman et de Jim Jarmusch).

Une rencontre capitale
Événement majeur qui va sceller son destin d'immense star du grand écran : sa rencontre avec Spike Lee. Il tiendra pour lui ses premiers grands rôles (mais pas en tête d’affiche) dans « School Daze » (1988), « Do the right thing » (1989), « Mo’ better blues » (1990) et « Jungle fever » (1991) pour lequel il obtient au festival de Cannes le prix d’interprétation pour un second rôle, un prix qui n’avait jamais été décerné jusque là !
Autres petits rôles et autres rencontres qui auront leur importance : « Mélodie pour un meurtre » (1990) avec Al Pacino, « Les Affranchis » (1990) de Martin Scorcese, « Johnny Suede » (1991) avec Brad Pitt, « Jeux de guerre » (1992) avec Harrison Ford.

Une année qui change tout
1993 est un tournant dans sa carrière : il forme le duo populaire de la comédie potache « Alarme fatale » avec Emilio Estevez, obtient un beau rôle dans « Amos et Andrew » avec Nicolas Cage, joue dans le plus gros succès de l’époque « Jurassic park » de Steven Spielberg et figure au générique de « True Romance » écrit par un certain Quentin Tarantino. Cette rencontre sera la deuxième rencontre d’importance de sa carrière ; Tarantino lui proposera un an plus tard le rôle de Jules Winnfield dans « Pulp fiction », pour lequel il obtiendra la Palme d’or à Cannes en 1994.

Le roi du pétrole
Samuel L. Jackson définitivement installé parmi ceux qui comptent à Hollywood enchaîne les films. Mais il choisit d’alterner cinéma indépendant et grosses machines hollywoodiennes. On retiendra notamment « Kiss of death » de Barbet Schroeder (1995), « Une journée en enfer » avec Bruce Willis (plus gros succès de 1995), « Hard Eight » le premier long-métrage du tout jeune Paul Thomas Anderson, « Au revoir, à jamais » de Renny Harlin (1996), « Jackie Brown » de Quentin Tarantino (1997), « Hors d’atteinte » de Steven Soderbergh (1998), « Star Wars 1 » de George Lucas (1999) et « Peur bleue » (1999) à nouveau de Renny Harlin. Et malgré quelques films un peu mous comme « Le droit de tuer ? » de Joel Schumacher (1996), « 197 : code meurtre » de Kevin Reynolds (1997) ou « Sphere » avec Sharone Stone (1998), il impose à chaque fois son aura et une force de jeu qui le dirigeront en 2000 vers M. Night Shyamalan, qui lui confiera dans « Incassable » un de ses plus beaux rôles (un fan de comics atteint de la maladie des os de verre et qui cache de lourds secrets), et vers John Singleton qui l’habillera sous les traits du héros de son enfance « Shaft ».

Acteur et producteur
Le prolifique Samuel L. Jackson a beaucoup d’argent et décide de l’investir dans des projets cinématographiques, malheureusement pas tous exemplaires. Il produit ou devient producteur exécutif des films de Kasi Lemmons « Le secret du Bayou » (réalisé en 1997 et sorti en catimini en France en 1999) et « The caveman's Valentine » (2001), celui de Ronny Yu « Le 51e état » et « Cleaner » de son copain Renny Harlin (sorti en 2008 dans la plus grande indifférence en France).

Le déclin ?
La carrière de Jackson se tasse un peu, malgré le fait qu’il s’efforce de jouer des rôles variés pour diversifier sa filmographie. La nouvelle trilogie « Star Wars » de Georges Lucas lui permet d’accéder à un plus jeune public. Il joue dans « xXx » en 2002 et sa suite en 2005, il double la voix de Frozone dans « Les Indestructibles » (2004) et devient le bad guy de « Jumper » (2008). Un genre de rôle qu’il affectionne tout particulièrement, la preuve, la même année avec son inquiétant rôle de flic dans « Harcelés ». Et le film « Des serpents dans l'avion » (2006) contribuera à alimenter son image d'acteur "cool".

On le verra prochainement (en 2009) dans « Inglorious Bastards » de Quentin Tarantino, ou plutôt on l’entendra puisqu’il interprètera le narrateur de l’histoire de son réalisateur fétiche.

Ce grand monsieur d’1,89 m, passionné de golf, n’a été cité qu’une seule fois à l’Oscar pour « Pulp Fiction » avec son rôle de Jules, rôle qui se classe à la seconde place des personnages de films les plus cool de l’histoire du cinéma (selon Empire magazine) juste derrière Tyler Durden (Fight Club) ! Cool, comme le surnom officiel qui lui est généralement attribué depuis : "Mr Cool" !

Filmographie sélective

2012 : Avengers, de Joss Whedon
2010 : No Limit, de Gregor Jordan
2010 : Very Bad Cops, d'Adam McKay
2010 : Mother and Child, de Rodrigo Garcia
2008 : Jumper, de Doug Liman
2008 : Harcelés, de Neil LaBute
2008 : The Spirit, de Frank Miller
2007 : Black Snake Moan, de Craig Brewer
2007 : Chambre 1408, de Jan Mikael Håfström
2006 : Des serpents dans l'avion, de David R. Ellis
2005 : Coach Carter, de Thomas Carter
2005 : Star Wars, épisode III : La Revanche des Sith, de George Lucas
2004 : Kill Bill vol. 2, de Quentin Tarantino
2003 : Basic, de John McTiernan
2002 : Dérapages incontrôlés, de Roger Michell
2002 : XXX, de Rob Cohen
2002 : Star Wars, épisode II : L'Attaque des clones, de George Lucas
2000 : Shaft, de John Singleton
2000 : Incassable, de M. Night Shyamalan
1999 : Star Wars, épisode I : La Menace fantôme, de George Lucas
1997 : 187 code meurtre, de Kevin Reynolds
1997 : Jackie Brown, de Quentin Tarantino
1996 : Le Droit de tuer ?, de Joel Schumacher
1995 : Une journée en enfer, de John McTiernan
1994 : Pulp Fiction, de Quentin Tarantino
1993 : Jurassic Park, de Steven Spielberg

Olivier Bachelard Envoyer un message au rédacteur

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