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STAR WARS Episode 3: LA REVANCHE DES SITH

Le meilleur des trois derniers épisodes

Alors que la guerre des clones fait rage, les agissements du chancelier Palpatine finissent par attirer les foudres du conseil Jedi, qui, contraint d’accueillir Anakin Skywalker en son sein, décident de se servir de celui-ci pour avoir accès à ses desseins. Mais Anakin, promis à un brillant avenir, ne sait plus qui il doit écouter…

Le dernier épisode de la deuxième trilogie Star Wars est bel et bien le plus réussi des trois. Et l’attente en valait la peine, que ce soit pour la complexité et la multiplicité des décors, planètes hallucinantes, ou villes foisonnantes, ou pour l’efficacité des scènes de bataille, voir de duels. Malgré une durée un rien excessive (2h20), le film génère un vrai suspense, ce malgré la connaissance de la fin que chacun des spectateur de la première trilogie peut avoir. Mais c’est finalement la manière dont Lucas boucle la boucle qui captive ici.

Après une première partie un peu poussive, plombée par de pénibles commentaires ou dialogues, redondants avec l’action, visuellement très bien rendue, le film bascule dans une noirceur couleur doute, qui se renforce au fil de récit, résistant aux nombreux actes de bravoures, jusqu’au duel parricide, sur une improbable planète de feu. Si on se régale des hésitations du héros maudit, des trahisons et manipulations multiples, on s’étonne de la simplification des périls sur la démocratie que l’auteur nous sert sans vergogne.

Alors, si le destin du futur Dark Vador vous fascine, la mise en place de celui-ci, et les choix difficiles que se doit de faire sa compagne, prendront une ampleur à la hauteur de vos attentes. Dès qu’Anakin a enfin fait son choix, les conséquences prennent une dimension effrayante, qui confère au film un nouveau rythme, incontrôlable, que vient malheureusement anéantir l’après duel. Une fin de trilogie réussie, qui laisse espérer que Lucas décidera de laisser d’autres réaliser la troisième (épisodes 7 à 9), s’il confirme qu’il ne le fera pas lui même.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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