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Marion Cotillard

Interprète

Beauté incandescente, Marion Cotillard a quelque peu remplacé Juliette Binoche dans le cœur des américains en tant que représentante du charme à la française. Écorchée vive, sa douceur et sa sensibilité éblouissent les pellicules américaines et françaises, avec brio. De jeune actrice prometteuse, elle s’est mutée en l’une des actrices les plus reconnues, réclamée par tous les plus grands metteurs en scènes qui prennent un malin plaisir à la pousser dans ses retranchements. A chaque film, se réinventant en permanence, elle parvient à livrer des prestations dont elle seule a le secret.

Marion Cotillard est née le 30 Septembre 1975, à Paris, d’une mère comédienne et d’un père metteur en scène et directeur de l’école supérieure d’art dramatique de la ville de Paris. C’est donc tout naturellement que toute son enfance est marquée par le théâtre, passant la plus part de son temps libre à jouer dans les coulisses et à regarder papa et maman réciter de longues tirades. Dès que l’on a besoin d’un bébé ou d’un enfant pour une pièce, Marion sera sollicitée, s’amusant toujours plus sur scène. Déjà petite, elle aimait être au centre des projecteurs, les applaudissements de la salle étant sa plus belle berceuse. Elle s’épanouit alors et peu à peu, ses parents étoffent les rôles qu’elle interprète sur scène. Ses premiers mots, ce seront ceux des grands dramaturges. Elle s’immerge dans l’univers théâtral, dévorant les grandes pièces et les différents recueils sur la façon de jouer. Déjà enfant, elle avait le pouvoir d’attirer le regard, c’est naturellement qu’elle multiplie alors les amis, véritable reine de la cour de récré. Son enfance est paisible, entourée d’une famille aimante et de nombreux camarades de classes avec qui elle adore passer du temps. Adolescente, elle choisit l’option théâtrale afin de parfaire encore plus son expérience des planches. Si ses parents la trouvaient surprenante, ses professeurs sont encore plus dithyrambiques : un talent à l’état brut est en train de naître sous leurs yeux. Pourtant, la jeune ado, comme beaucoup d'autres de son âge, rêve de devenir chanteuse et hésite à s’orienter vers une carrière d’actrice. Mais face aux critiques élogieuses et aux différents conseils qu’on lui prodigue, elle décide d’oublier ses aspirations à pousser la chansonnette, la musique demeurera juste une passion. La suite, on la connaît !

Une fois le lycée terminé, la jeune femme obtient rapidement des rôles dans différentes représentations théâtrales et quelques téléfilms. On la voit ainsi apparaître dans un épisode de la série « Highlander » mais rapidement, elle va gagner des apparitions sur le grand écran. Elle se fait ainsi les dents dès 1994 dans « L’Histoire du garçon qui voulait qu’on l’embrasse » de Philippe Harel. Deux ans plus tard, elle est à l’affiche de deux longs-métrages, « Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle) » D’Arnaud Desplechin et « La belle verte » de Coline Serreau, mais ce n’est qu’en 1998 que le grand public va la découvrir. Sa prestation dans le premier opus de la comédie bessonienne « Taxi » lui vaut la reconnaissance et sa première nomination aux Césars. La saga lui offre alors de nombreuses portes lui permettant notamment de jouer les têtes d’affiches dans deux films : « Furia » d’Alexandre Aja et « Lisa » de Pierre Grimblat, où elle côtoie Benoit Magimel, avec qui elle va nouer une profonde amitié. En 2002, le troisième volet de « Taxi » sort sur les écrans, les spectateurs toujours au rendez-vous, mais Marion décide de déserter les rues de Marseille où le taxi marseillais a sévi pour se consacrer à d’autres projets. La jeune actrice rêve d’autre chose, travailleuse acharnée, elle souhaite collaborer avec les plus grands réalisateurs, pour pouvoir progresser. Se sentant prête pour pouvoir tutoyer les Dieux du cinéma, elle décide de passer le casting pour le prochain projet du maître déjanté du gothico-fantastique, Tim Burton, après avoir bouclé le tournage du premier long-métrage de Yann Samuell, « Jeux d’enfants ».

Impressionné par ses essais, le chevelu aux lunettes teintées offre à Marion Cotillard son premier rôle américain à travers son personnage de Joséphine dans l’aventure extraordinaire et poétique qu’offre « Big Fish ». En 2004, elle fait partie de la bande de la superproduction française, sur fond de romance au cœur de la première guerre mondiale, « Un long dimanche de fiançailles », prestation qui lui vaut le César de la meilleure actrice dans un second rôle, la première de ses nombreuses récompenses prestigieuses. Les années suivantes, elle va enchaîner des rôles dans des projets plus indépendants, jusqu’à retrouver les sirènes du cinéma hollywoodien sous les ordres de Ridley Scott, pour la comédie au titre annonciateur « Une grande année » en 2006. Son année extraordinaire, Marion va bientôt la connaître, le grand rôle après lequel elle a couru toutes ses années aussi, et c’est un réalisateur français qui va le lui offrir sur un plateau d’argent. Oliver Dahan lui attribue le rôle phare dans son biopic « La Môme ». Méconnaissable en Edith Piaf, Marion Cotillard, immergée, incarne plus qu’elle ne joue, proposant une composition étincelante et bouleversante. La légende est en marche, le BAFTA, le Golden Globe, le César et l’Oscar en récompense.

Désormais, on ne retrouvera la belle plus que dans des productions ambitieuses, ne côtoyant que les réalisateurs de renom. Michael Mann (« Public Enemies »), Rob Marshall (« Nine »), Christopher Nolan (« Inception » et « The Dark Knight rises »), Woody Allen (« Midnight in Paris ») et Steven Soderbergh (« Contagion »), tous se bousculeront pour avoir la nouvelle coqueluche du cinéma. A leur contact, Marion apprend de rôle en rôle, s’épanouissant comme jamais et confirmant son talent à chacune de ses apparitions à l’écran. En 2012, Jacques Audiard lui offre un nouveau immense rôle dans son organique « De rouille et d’os » où, toute en subtilité, elle parvient à toucher les spectateurs jusqu’à la moelle, éclaboussant la pellicule de sa présence. Si certains détracteurs pensaient que « La Môme » était le rôle de sa vie et le point d’orgue de sa carrière, c’était sans compter sur la ténacité de l’actrice qui a su s’imposer comme l’une des plus talentueuses de sa génération, repoussant ses limites dès qu’elle en a l’occasion. Aujourd’hui, rien ne semble pouvoir arrêter la jeune française, et tant qu’elle ne perdra pas la flamme qui l’anime, il est fort à parier qu’elle continuera d’enchaîner les prestations remarquées… pour notre plus grand plaisir !

Le saviez-vous ?

Depuis 2007, Marion Cotillard vit une idylle passionnée avec l’acteur-réalisateur français, Guillaume Canet, avec qui elle eut son premier enfant, Marcel, nommé ainsi en hommage à Marcel Cerdan, boxeur et grand amour … d’Edith Piaf !

Filmographie sélective

2012 : The Dark Knight rises, de Christopher Nolan
2012 : De rouille et d’os, de Jacques Audiard
2011 : Contagion, de Steven Soderbergh
2011 : Minuit à Paris, de Woody Allen
2010 : Les petits mouchoirs, de Guillaume Canet
2010 : Inception, de Christopher Nolan
2010 : Nine, de Rob Marshall
2009 : Le dernier vol, de Karim Dridi
2009 : Public Enemies, de Michael Mann
2007 : La Môme, d’Oliver Dahan
2007 : Une grande année, de Ridley Scott
2006 : Fair Play, de Lionel Bailliu
2005 : Mary, de Abel Ferrara
2005 : La boîte noire, de Richard Berry
2005 : Ma vie en l’air, de Rémi Bezançon
2005 : Calvacade, de Steve Suissa
2004 : Un long dimanche de fiançailles, de Jean-Pierre Jeunet
2004 : Big Fish, de Tim Burton
2003 : Jeux d’enfants, de Yann Samuell
2003 : Taxi 3, de Gérard Krawczyk
2001 : Lisa, de Pierre Grimblat
2000 : Furia, d’Alexandre Aja
2000 : Taxi 2, de Gérard Grawczyk
1998 : Taxi, de Gérard Pirès

Olivier Bachelard Envoyer un message au rédacteur

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