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DIKKENEK

Décidément, l’humour belge surprendra toujours !

On a tous au moins un dikkenek dans son entourage. Le type frimeur, grande gueule, pas vraiment malin qui drague toutes les filles, se croit invincible, et qui, bien évidemment, aime la bière, puisqu’il est belge ! JC en est le parfait exemple. Stef, son meilleur ami en quête du grand amour, en est bien loin. JC se propose alors de lui trouver quelqu’un…

Un dikkenek grande gueule, une institutrice coincée, une commissaire de police lesbienne, un fils à papa tête à claques, une petite fille riche qui ne fait rien de sa vie… les personnages de « Dikkenek » sont tous si différents les uns des autres qu’on se demande comment ils peuvent être amenés à se rencontrer.

Et pourtant, il suffit d’une voiture volée avec une fille enfermée dans le coffre pour dessiner la trame du film. Suite à quoi les amis des amis deviennent plus que des amis et chaque dikkenek (thuné ou non) trouve quelqu’un pour l’écouter donner ses leçons de vie et affirmer son statut.

Tous les caractères du film sont névrosés et les particularités de chacun sont sur-jouées. C’est certainement ce qui rend le film rapidement un peu lourd et agaçant. On se retrouve ainsi avec des bagarreurs gratuitement violents, des pervers qui transpirent et sourient sadiquement dès qu’ils voient de la chair fraîche et jeune, ou encore une gentille institutrice qui se venge sur ses élèves parce qu’elle est malheureuse en amour et apprécie un peu trop la schnouf.

Si le sujet est intéressant, la façon dont il est traité est plutôt pénible, car agrémentée d’un humour gras, cynique et imbibé de bière Duval. On a d’ailleurs parfois envie de reprendre l’expression « C’est excessivement énerrrvant » dont Claudy abuse pendant tout le film. On peut au moins reconnaître au film l’intérêt de nous faire découvrir une partie de la culture belge et de nous apprendre ce qu’est un dikkenek

Anthony REVOIREnvoyer un message au rédacteur

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