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MATCH POINT

Un film de Woody Allen

Woody en pleine forme et à Londres

Un jeune homme d’origine modeste (Jonathan Rhys Meyers) devient professeur de tennis dans un club de la haute société londonienne. Il se lie d’amitié avec l’un de ses élèves (Matthew Goode), dont la sœur (Emily Mortimer) s’amourache de lui…

Match Point marque le retour en grande forme du chouchou des cinéphiles français, Woody Allen, après plusieurs années de vaches maigres. Car à force de ressasser ses névroses, l’auteur n’avait rien réalisé de grandiose depuis un autre film de genre, « Coup de feu sur Broadway » (hormis peut être son originale comédie musicale « Tout le monde dit I love you ». On le retrouve donc, moins caustique, mais faisant preuve d’une maîtrise parfaite, avec cette histoire d’ascension sociale contrariée.

Mêlant habilement trois milieux, irlandais (le prof de tennis), anglais (la belle famille) et américain (la sulfureuse fiancée), le scénario confronte également trois approches de la vie active : enseignement, affairisme et comédie. Car la belle américaine souhaite devenir actrice. Et si les clichés vont bon train, c’, le scénario confronte également trois approches de la vie active : enseignement, affairisme et comédie. Car la belle américaine souhaite devenir actrice. Et si les clichés vont bon train, c’est pour mieux leur tordre le cou au fil du récit.

Car dès le premier plan, Woody Allen, avec un ralenti sur une balle de tennis, donne dans la parabole sur la vie, la destinée et le rôle du hasard. Parabole qu’il infirme avec une fin délicieusement amorale. Sa mise en scène, d’une sobriété et d’un esthétisme inattendu, est magnifiée par l’interprétation de jeunes artistes. Jonathan Rhys Meyers, à l’esthétique parfaite, moins androgyne qu’à l’habitude, joue le mouton dans la bergerie, forçant à l’adultère. Et Scarlett Johanson, véritable bombe aux tenues satinées des plus aériennes, est une des plus persuasives et troublantes femmes fatales qu’on ai vu depuis longtemps. Tous deux sont les étoiles qui guident ce film formidable vers le firmament des classiques du cinéma.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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