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LA BALEINE ET L'ESCARGOTE

Trois courts animés séduisants

Un gnome voulant bronzer et tentant de déloger un nuage qui cache le soleil, un têtard dont les pattes ne veulent pas pousser, et une escargote désireuse de découvrir le monde ; autant de personnages tournés vers un désir bien défini…

La Baleine et l'escargote film animation

Ce recueil de trois courts métrages, s’il dépaysera certainement avec "La Baleine et l’Escargote", nouvelle œuvre des créateurs de "Monsieur Bout-de-Bois", "Le Gruffalo", "Un conte peut en cacher un autre" et "La Sorcière dans les airs", saura amuser les grands comme les petits avec ses deux premiers films. "Le Gnome et le Nuage", qui ouvre ainsi le programme, avec ses traits et aplats de couleurs, complétés par des décors type aquarelle, intrigue forcément avec son personnage, un gnome dérangé dans sa séance de bronzage par un nuage, qui se met à clouer tout ce qui bouge et vit autour de lui, de manière frénétique. L’explication, amusante, viendra sur la fin, mais ce sont surtout les grommellements et les gesticulations du gnome qui amuseront les plus petits.

Vient ensuite le très joli "Kuap", mélangeant décors en prises de vues réelles et éléments simples animés. Commençant en caméra subjective à la manière d’une grenouille qui saute, il nous plonge dans un étang, sur les traces d’un têtard dont les pattes refusent de pousser. Pédagogique concernant le cycle de vie, il incite aussi à la découverte du monde (animaux menaçants, couche de glace hivernale...) et prône une certaine forme d’espoir. Sans doute le plus séduisant des trois courts métrages.

Enfin "La Baleine et l’Escargote" affiche son graphisme en images de synthèse pour livrer un conte moral avec voix-off reprenant les rimes des textes de Julia Donaldson (le film est adapté d’un des livres pour enfants qu’elle a réalisés avec l’illustrateur Axel Scheffer), alliant de jolies idées (les messages écrits en bave...), un certain sens de la découverte et de l’aventure (plusieurs mondes se dévoilent sur et sous l’eau...) et un message sur la nécessité de l’entraide. Si sa première partie ne passionnera pas forcément les plus grands, la seconde, alliant écologie et douceur graphique, devrait faire consensus entre les générations.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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