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INTERVIEW

AZUR ET ASMAR

Michel Ocelot tient à préciser d’emblée qu’il est très content de se retrouvé au Comoedia, salle dirigée par le président de Gebeka films (Kirikou).

Abus de ciné:
Est-ce une nécessité ou un plaisir d’accompagner votre oeuvre, longtemps après sa sortie, comme aujourd’hui?

© Diaphana Films

Michel Ocelot tient à préciser d'emblée qu'il est très content de se retrouvé au Comoedia, salle dirigée par le président de Gebeka films (Kirikou).

Abus de ciné:
Est-ce une nécessité ou un plaisir d'accompagner votre oeuvre, longtemps après sa sortie, comme aujourd'hui?

Michel Ocelot:
Oui, c'est un plaisir quotidien. Car maintenant en plus je vais commencer un tour du monde. J'ai plaisir à rencontrer des gens, des enfants qui y croient ou des adultes qui sont finalement les plus touchés...

Abus de ciné:
Aujourd'hui de nombreux enfant sont venus à la projection déguisés. Observez vous beaucoup d'identification du jeune public à vos personnages?

Michel Ocelot:
Souvent on m'a dit qu'il s'agit d'un film sur Azur, pas sur Asmar. Ils me posent aussi des questions sur la princesse. Tout le monde l'aime, mais pourquoi est-elle aussi petite? En tous cas, les enfants ont bien compris que j'étais unauteur. Et ils font des comparaisons avec Kirikou...

Abus de ciné:
On a la sensation que votre film mélange images en 3D (visages et mains) et à platsde couleur...

Michel Ocelot:
Le rendu est entièrement obtenu par ordinateur, avec simplement une absence d'ombres et de lumières. Cependant, seule, la 3D ne chante pas, elle est juste platement réaliste. Je n'utilise que ce qui me plaît. Elle m'a permis de faire des visages très peu éclairés et de bijoux hyper réalistes...

Abus de ciné:
Pour vous la magie passe par la couleur et le foisonnement des décors?

Michel Ocelot:
J'essaye simplement faire « du beau ». Et j'aime la couleur.

Abus de ciné:
La musique est pour beaucoup dans l'ambiance du film. Quelle fut votre implication à ce niveau?

Michel Ocelot:
J'ai demandé à Gabriel Yared de travailler avec moi. Il est à la fois libanais et français. Je lui expliquait l'endroit, lui donnait les dialogues avec une succession d'images fixes. Ceci lui a permis d'avoir une vision très précise du film et des scènes. Avant l'animation il a composé les musiques pour la danse et les chansons, et là les animateurs ont suivi...

Abus de ciné:
Quels sont vos prochains projets?

Michel Ocelot:
Dans un an, sortira un recueil de courts métrages d'avant Kirikou, en DVD. Dans deux ans, je sortirai la suite de mes contes en ombres chinoises, comme « Princes et princesses ». Puis je réaliserai un film qui se passe à Paris, en 1900...

Olivier Bachelard Envoyer un message au rédacteur

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