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WACKNESS

Un film de Jonathan Levine

Un jeune homme pas si hors normes

Un jeune dealer propose à un psychologue d’échanger de la drogue contre des séances de thérapie. Celui-ci accepte…

Le second film de l'auteur de « Tous les garçons aiment Mandy Lane », Jonathan Levine se révèle des plus touchants. A la lecture du pitch, on aurait pu imaginer de longues sessions entre le jeune dealer et son psy. Il n'en est rien. Celles-ci viennent en effet ponctuer d'accalmies, le récit d'une vie ballotée entre des parents inexistants, des désirs grandissants et un rejet social de la part de ceux-même qui consomme ses produits. « Wackness » s'avère au final être un film initiatique, se concentrant sur l'intimité de ce garçon en apparence pas comme les autres, mais dont l'arrivée vers l'âge adulte se profile comme celle des autres.

Josh Peck (« Mean creek ») est une véritable révélation en dealer réservé, qui se fait passer pour un vendeur de glaces de manière à écouler sa cam. D'abord présent en voix-off, il traverse ensuite l'appartement de se parents, casque sur les oreilles, passant entre eux, dont la querelle continue, et s'enfermant finalement dans sa chambre. Cette ellipse permet d'emblée d'évacuer la situation familiale et de se concentrer sur ce que diagnostique rapidement le docteur chez le homme: le besoin de baiser. Si les scènes avec Ben Kingsley restent plutôt convenues, on assiste à de jolis moment entre le jeune homme et une fille « qui pourrait bien se transformer en citrouille » ou à de planants épisodes, lors par exemple d'une fête où les dialogues sont mis en sourdine. Malheureusement, quelques passages proches du clip, viennent gâcher la belle harmonie qui se dégage de ce film. Mais ne boudons tout de même pas notre plaisir.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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