Banniere-Berlinale-2019

SICILIAN GHOST STORY

Un film à la fois hypnotique et répétitif

Dans un petit village de Sicile, Giuseppe, 13 ans, disparaît. Seule sa camarade de classe et petite amie Luna semble s’inquiéter. Décidant de braver le silence ambiant, elle va partir à sa recherche...

Étrange film que "Sicilian Ghost Story", découvert en ouverture de la Semaine de la critique 2017, et second long métrage des auteurs de "Salvo" en forme de parabole sur la lutte contre une mafia omniprésente. Gérant relativement mal l’équilibre entre l’aspect onirique, la bluette amoureuse et la découverte du pire, les auteurs ne ménagent pas les effets (notamment sonores et vibratoires) pour tenter de mettre le spectateur dans un état de stress proche de ceux des amants ici séparés.

Malgré l’implication des deux interprètes principaux, cette fable utopique où l’amour pourrait être plus fort qu’une mort annoncée, ne convainc pas réellement, faute aux trop nombreux allers-retours entre réalité et rêves. Un film bancal, dans lequel les metteurs en scènes ne cessent de faire de belles images pour tenter de donner le change (le plan sur le mur de la cellule...), sans réellement s’intéresser à un contexte plus large. Leur scénario ne donne malheureusement substance que sur le tard, aux comportements les plus abjects, ne réussissant à provoquer du coup qu’un faible effroi.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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