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LES SCHTROUMPFS 2

Un film de Raja Gosnell

Une bonne surprise

Alors que la Schtroumpfette continue à faire des cauchemars sur ses origines (elle a été créée par Gargamel pour détruire les Schtroumpfs), les autres habitants du village se préparent en secret pour fêter son anniversaire. De son côté, Gargamel tente de recréer un passage vers leur monde, pour y envoyer ses deux nouvelles créatures, et récupérer la formule qui a rendu la Schtroumpfette bleue...

Forts du succès des bandes dessinées, vendues à près de 300 millions d’exemplaires, les exécutifs de Sony Pictures Animation ont décidé d’adapter le concept au cinéma en 2011. Le résultat ? Un film navrant, à des années lumières de la BD, appliquant au concept des recettes de blockbuster usées jusqu’à la corde. Forts des 560 millions de dollars de recettes dans le monde du premier épisode, les producteurs n’avaient donc plus qu’à remettre le couvert, générant une nouvelle fois effroi et crainte chez les fans de Peyo.

Nouveau résultat ? Une réelle bonne surprise, qui n’évite malheureusement pas le cabotinage, ni les messages dirigés vers les enfants (ici sur la famille recomposée et l’amour du père). Il faut avouer que ce deuxième volet des aventures des petits bonshommes bleus, n’est pas dénué d’un certain humour, que le rythme est plutôt soutenu, et que le scénario fourmille d’idées, plutôt bonnes. Ainsi, le fait de recentrer le récit sur Gargamel, en en faisant un magicien de renom, repéré par accident dans la rue, et se produisant sur la scène du Palais Garnier (l’opéra) de Paris, est plutôt bien vu.

Car en faisant de ce méchant bonhomme, grincheux et odieux, un véritable personnage, en lui donnant des pouvoirs réels, et en lui offrant une scène pour démontrer toute sa méchanceté, le scénario offre au spectateur les moments les plus drôles du film. D’autant qu’Azraël, le chat, a droit lui aussi à son espace, dialoguant à coups d’onomatopées avec son maître, et donc à son caractère. Leur duo fonctionne très bien, et l’affrontement avec quatre Schtroumpfs venus sauver leur amie, n’en sera que plus sympathique.

Loin des raccourcis simplistes du premier épisode, "Les Schtroumpfs 2" se pose donc en divertissement honnête, qui n’évite cependant pas les travers d’une mise en scène qui veut un peu trop coller à certains principes de la BD. Les commentaires en aparté, faits par certains personnages (le Schtroumpf coquet... ou narcissique, selon ; le Schtroumpf grognon qui tente d’optimiser), tombent comme des cheveux sur la soupe, mais pourront néanmoins amuser les plus petits. Reste qu’un effort considérable a été fait sur la qualité de l’animation, que les prises de vue de Paris forment une véritable carte postale et invitent à nombre de cascades improbables mais fort bien réalisées, et que le personnage du beau-père envahissant (Brendan Gleeson), qui passera la moitié du film en canard, est plutôt réjouissant.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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