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LE RENARD ET L'ENFANT

Un film de Luc Jacquet

Superbe photo pour discours simpliste

C'est l'automne. Une petite fille se ballade en forêt, où elle surprend un renard. Elle n'aura de cesse que de le chercher, établissant à chaque fois un contact un peu plus proche...

Les puristes diront que la manière dont la petite fille agit dans le film avec le renard représente tout ce qu'il ne faut pas faire avec un animal sauvage. D'abord parce que les renards ne sont peut-être pas aussi dociles dans la réalité, ensuite parce que cela va complètement à l'encontre d'une volonté de non domestication. Peu importe. Car au fond, le film de Luc Jacquet (« La marche de l'empereur ») est un conte, destiné aux plus petits, et à ceux que la nature continue à émerveiller.

Malheureusement, derrière l'exploit technique incontestable (tout le travail ne se perçoit pas du tout), et malgré une photographie absolument sublime, on reste un peu sur sa faim devant la simplicité de l'histoire et du propos sur les dangers de la captivité. Si la scène où le renard se retrouve enfermé dans une chambre est assez efficace, le reste s'avère tellement contemplatif que le public visé, les enfants, aura bien du mal à tenir son attention sur l'écran durant les 1h32 de film.

La voix-off d'Isabelle Carré n'ajoute pas grand chose aux images, tandis que l'interprétation de la très mignonne Bertille Noël Bruneau, déjà fortement remarquée dans « La petite chartreuse » finit par agacer tant elle est minimaliste, et finit par ses réduire à quelques pauses. Quand on connaît les capacités de cette remarquable jeune fille, on est forcément énervé ici par son allure impeccablement peignée, la mèche en permanence sur le coté. De quoi être déçu en effet.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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