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PROMISES WRITEN IN WATER

Un film de Vincent Gallo

Vincent Gallo (trop) expérimental

Une femme prend son bain. Un homme attend, allongé sur le lit. Ils forment un couple, et la question de savoir s'ils vont sortir dîner les taraudes... et même les divise...

Vincent Gallo semble toujours aussi obsédé par un contrôle total de ses œuvres, puisqu'on lui doit à la fois le scénario, le montage, la réalisation, la musique, etc... de son nouveau film. Quelques années après avoir provoqué son petit effet, à Cannes, avec "The brown bunny", film décrié pour sa fameuse scène de fellation, mais qui contenait l'expression d'une vraie souffrance, son retour en Compétition au Festival de Venise 2010, avec son second long métrage, "Promises writen in the water" ne fut pas sans souffrances. L'accueil glacial en projection de presse a été suivi par un accueil tout aussi mitigé et perplexe d'un public pourtant tout acquis d'avance.

Il faut dire que son scénario semble bien minimal, lançant quelques fausses pistes que l'on ne sait comment interpréter. Certaines scènes font d'ailleurs osciller le public entre envie de rire ou retenue face au sérieux apparent de la mise en scène. Ainsi lorsque les amants partent diner et que la femme lui demande s'il a appelé Colette, celui répond plusieurs fois la même chose, changeant de ton, modifiant l'ordre des phrases... Est-on alors dans un tournage de film, Gallo alignant plusieurs prises sans coupure, histoire de saisir le moment le plus naturel ? On se le demande forcément. Le film provoque ainsi quelques interrogations qui pourraient faire croire à un montage habile, laissant place au fantasme de la femme parfaite, mais qu'une des dernières scènes vient malheureusement balayer d'un seul coup. Tout cela était donc sérieux et réel ?

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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