Bannière Reflets cinéma ibérique et latino américain 2020

PLANETE 51

Petite déception

Un jeune habitant de la Planète 51 vient de décrocher un poste au planétarium de sa ville. Ses idées sur la potentielle existence d'autres espèces dans l'univers ne sont pas partagées par grand monde. Jusqu'au jour où, en pleine journée, un astronaute atterri en pleine ville. Retrouvant par hasard celui-ci dans sa chambre, le jeune décide de la cacher et de l'aider à retourner sur sa planète, la terre, ou plutôt l'autre terre...

Doté d'une bande annonce rythmée et amusante, « Planète 51 », dessin animé espagnol produit par les producteurs de « Shrek », s'annonçait comme l'un des évènements de l'année cinéma 2010. Malheureusement, passée la découverte initiale de cette autre planète « terre », où les habitant sont verts, et où l'on a aussi peur de l'étranger que chez nous, le soufflé se dégonfle progressivement, la faute à un scénario d'une certaine banalité. Car la course poursuite entre le jeune héros et son gaffeur de protégé, et des autorités mal intentionnées, ne recèle ni réelle originalité, ni tension.

Bien entendu, on pourra toujours s'amuser du récurrent chien en forme d'alien, aussi revanchard que persévérant, qui s'en prend ici notamment à un facteur peu sympathique le narguant avec un donut, mais globalement, la dose de gags reste simplement honnête. Elle fait d'ailleurs la part belle aux références à des films de science-fiction (« l'attaque de la femme de 50 pieds »...), laissant du coup les jeunes spectateurs sur le carreau de certaines jokes, devenues « private ». De plus, le duo formé par le jeune Lem et l'astronaute Chuck, prétentieux et égoïste à souhait, agace vite, sans parler de l'histoire d'amour de Lem avec sa belle, afflublée d'un rasta qui joue de la guitare.

La vision jeuniste des enfants de cette planète, sa description détaillée, qu'on aurait aimé découvrir plus différente de notre terre (ils font même des grillades dans leurs petits jardins individuels...) déçoit donc un peu. Mais saluons tout de même la réussite d'un trio de réalisateurs espagnols, dans un film d'animation exporté aux Etats-Unis, et n'ayant pas à rougir de ses résultats, ni de son casting de voix. On guettera donc avec curiosité les prochains dessins-animés ibériques.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

BANDE ANNONCE


Bande annonce par Filmtrailer.com

Laisser un commentaire