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PINOCCHIO

Un film de Enzo D'Alo

Une histoire d'éducation

Geppetto, un vieux menuisier italien n'ayant jamais eu d'enfant, découvre qu'une des bûches qu'il a amassées est capable de parler et rire. Il sculpte alors dedans une marionnette de bois, vivante, et la nomme Pinocchio. Soucieux de la traiter comme son enfant, et malgré son extrême pauvreté, il vend son manteau pour lui acheter un abécédaire et lui permettre d'aller à l'école...

Nouvelle adaptation du conte de Carlo Collodi (datant de 1881), le « Pinocchio » d'Enzo D'Alo est avant tout une histoire pour enfants, dont les relents moralisateurs apparaissent toujours de manière affirmée. Culpabilité face au mensonge (son nez s'allonge à chaque nouveau détournement de la vérité), stigmatisation de la paresse (toutes les excuses sont bonnes pour ne pas aller à l'école), mise en garde face aux plaisirs et à l'argent faciles (une renarde et un chat escrocs sur les bords tentent de lui dérober les cinq sous en or qu'il a gagnés...), l'enfant est ici source de déception pour les adultes, et mis face à toutes les tentations possibles.

Touchant en ce qui concerne le désir de paternité de Geppetto, comme une volonté de permettre à l'enfant d'accéder à ce qu'il n'a pas eu (une éducation...), le film l'est moins dans les élans d'inconscience de sa marionnette de héros. Reste un graphisme représentant une Toscane haute en couleur, et désireux de s'inscrire dans une certaine tradition picturale italienne, alliant les toiles de Giotto, Fra Angelico et les tableaux des paysagistes du XIXème siècle tout en évoquant la peinture métaphysique de De Chirico ou le mouvement pop (David Hockney).

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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