Parce qu'on en a jamais assez !

ON DIRAIT QUE...

Un film de Françoise Marie

Inconsciente transmission

Dans des décors conçus par leurs soins, des enfants de 8 à 13 improvisent, jouant au métier de leurs parents, qu'ils soient agriculteurs, épiciers, gendarmes, instituteurs...

Le parti pris de Françoise Marie, dont c'est ici le premier documentaire qui sort en salles, a été de faire jouer des enfants aux métiers de leurs propres parents. Elle aurait pu choisir une classe et mélanger ainsi les différentes activités, permettant une confrontation sociale et des regards croisés des uns sur les autres. Elle aurait pu également demander à chaque élève d'une même d'interpréter le métier d'un parent puis d'un autre, perdant au passage ce qu'elle aurait gagné en apparente imagination. Au lieu de cela, en regroupant, dans différentes régions, des enfants dont les parents ont des activités proches ou similaires, son documentaire permet de mettre en évidence les relations des enfants aux parents, la part d'influence de ceux-ci, et surtout des

La scène d'ouverture, durant laquelle des enfants trient des cartes représentant les différents métiers abordés, et les classent dans un ordre de nécessité décroissante, affiche d'emblée le ton, léger et grave à la fois, mais qui en dit toujours long. Car bien entendu, les enfants classent les métiers artistiques en dernier... ce qui pourrait être sujet à nombreuses dissertations. Pleins de certitudes, chacun des enfants dévoile quelques vérités sur les commentaires que peuvent faire au quotidien leurs parents sur leurs clients, ou inversement. Et au final, on s'amuse, autant qu'on s'inquiète par moments, de l'influence de ces derniers, qui autant qu'ils transmettent des envies, peuvent aussi véhiculer des a priori ou des clichés. Mais l'espoir d'un libre arbitre n'est tout de même pas loin.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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