Banniere_Face_a_Face_2022

INTERVIEW

ON DIRAIT QUE...

Abus de ciné:
Qu’est-ce qui vous a amené à faire du cinéma?

Françoise Marie:
L’envie de générer des émotions, de créer l’étonnement. Le documentaire c’est une certaine façon de raconter une histoire. Dans « On dirait que… », les enfants âgés de 8 à 12 ans jouen…

© Pyramide Distribution

Abus de ciné:
Qu'est-ce qui vous a amené à faire du cinéma?

Françoise Marie:
L'envie de générer des émotions, de créer l'étonnement. Le documentaire c'est une certaine façon de raconter une histoire. Dans « On dirait que... », les enfants âgés de 8 à 12 ans jouent aux métiers de leurs parents, sur lesquels ils portent leur propre regard. Ils improvisent, mais cela n'empêche pas le documentaire de faire preuve d'une structure de film, en passant d'un métier à un autre.

C'est mon premier film qui sort en salles. Avant, j'avais réalisé un documentaire sur des enfants en attente de greffe. J'avais une certaine appréhension, puis j'ai découvert une telle vitalité, une telle intelligence chez eux, que mon regard a changé. J'ai fait jouer les enfants aux médecins, et leurs jeux de rôles sont allés bien au delà des questions auxquelles on a pensé.

Abus de ciné:
Y-a-t-il un des enfants de "On dirait que..." qui vous a particulièrement touché?

Françoise Marie:
Non, ils avaient tous la capacité à se prêter à ce jeu. Ce qui m'a le plus impressionné, c'est la manière dont ils sont imprégnés par le vocabulaire de leurs parents. Il était ainsi intéressant d'observer comment un enfant se construit.

Abus de ciné:
Vous n'avez pas eu envie de leur faire jouer aux métiers des autres?

Françoise Marie:
Pas tellement, non. Je voulais une approche basée sur le regard des enfants. L'hypothèse aurait alors été différente. Ici, nous avons préféré les regrouper par métier, et mettre en place tout un dispositif (décors appropriés, cartes à trier...). Ceci pour mieux mettre en évidence les comportements des petits.

Abus de ciné:
Le film a-t-il été présenté ailleurs que ce soir au Comoedia?

Françoise Marie:
Oui, « On dirait que... » a été sélectionné au Festival de Rome, dans la section « Alice », et à Ciné 32 à Auch, et dans d'autres festivals. Le plus étonnant fut la réaction des enfants, et l'écoute dont ils ont pu faire preuve face au documentaire, contrairement à certains films, calibrés pour eux. Le film ouvre en tous cas un dialogue en famille, il éveille la curiosité par rapport aux métiers des parents, sans pour autant apporter toutes les réponses, qui se trouvent autant dans le film, qu'en dehors.

Avant, tout ce que j'écrivais était très imprégné de mon environnement, et n'intéressait pas forcément grand monde. Aujourd'hui, nourrie par le documentaire, j'ai repris la plume, et prépare donc une fiction.

Olivier Bachelard Envoyer un message au rédacteur

À LIRE ÉGALEMENT