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LADY OF THE LAKE

Social et poétique

Dans l’État du Manipur, au Nord-Est de l'Inde, sur le lac Loktak, des pêcheurs vivent encore sur des « phumdis », sortes d’îles flottantes, faite de végétaux. Mais alors, que le gouvernement tente de reprendre possession des lieux en expulsant les habitants, un couple de quarantenaires essaye de survivre...

Il est vrai qu’il ne se passe pas grand-chose dans "The Lady of the Lake", petit conte écolo et politique venu d’Inde. Découvert dans la section Forum du Festival de Berlin 2017, il se dégage du film, filmé souvent au raz de l’eau, évoquant des forces surnaturelles capables de rendre justice à un peuple persécuté par les autorités, quelques images envoûtantes. Réussissant à saisir la peur omniprésente, l’auteur, réalisateur de documentaires, revient sur les lieux de "Floating Life", qu’il avait réalisé en 2014.

Il adapte une nouvelle de Sudhir Naoroibam, ici co-scénariste, mettant en avant la précarité, tout en filmant par des plans amples, offrant ainsi de superbes perspectives sur les lieux, les barques effilées… Entre calme et angoisses quotidiennes, "The Lady of the Lake" flirte intelligemment avec le fantastique et la poésie, comme derniers recours d’un peuple à l’agonie. Dépaysant.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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