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HERE

Un film de Braden King

Tout peut arriver

Lui est américain et travaille pour une compagnie de satellites. Il réalise des cartes. Elle est arménienne, photographe, et revient au pays après 5 ans d’absence. Un soir, alors qu’elle cherche un hôtel, de nuit, elle se fait traiter de prostituée par un chauffeur de taxi, dont elle refuse les avances. Le lendemain, au petit déjeuner, ils se rencontrent…

"Here" réunit deux interprètes formant un couple étonnant: Lubna Azabal et Ben Foster ("The messenger"). Sur les routes d'Arménie, ils se croisent, s'accompagnent, se séparent, en douceur, dans le refus commun de leur vie d'avant. Mais changer de vie n'est pas chose facile et le film paraît comme une parenthèse champêtre et humaine, véritable carte postale d'un pays magnifique, et cependant en pleine décrépitude.

On suit ainsi, la naissance d'une idylle entre deux nations que tout sépare, deux personnes ayant chacune leur vision du monde. Comme si les couples les plus improbables pouvaient se former quelle que soit la situation. Sans donner dans le film politique, XXX, en nous faisant découvrir son pays, met en évidence les pièges d'un alcool devenu facteur de liens, les évolutions par rapport à la corruption, les dangers et bienfaits de l'ouverture au monde.

Les cartes sont elles donc réservées aux politiciens ou à la mafia, pour qu'ils puissent venir exploiter un pays ? Ou sont elles des vecteurs de lien entre gens de toutes races et origines. L'émouvant et impossible couple que l'on a sous les yeux semble signifier que la deuxième piste est envisageable, à condition peut-être, que la parenthèse s'entrouvre...

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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