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BAD TEACHER

Un film de Jake Kasdan

The college girl

Alors que la direction du collège où elle travaillait depuis un an vient de lui offrir un pot pour son départ, Elisabeth rentre retrouver l'homme riche qu'elle doit épouser. Mais celui-ci, épaulé par sa mère, renonce au mariage, prétextant qu'elle n'en veut qu'à son argent, et qu'elle est même incapable de se souvenir de date de son anniversaire (en l’occurrence le jour même). La voici donc de retour à la case départ, à devoir redonner des cours, et chercher un homme, blindé de thune...

« Bad teacher » est sensé être la grosse comédie US. De celles qui font rire à gorge déployée, voire ici plutôt rire jaune, face à un personnage transgressif de professeur, égoïste, arriviste, fumeuse de joints et autres substances illicites, et surtout, enseignante paresseuse, qui passe tous ses cours à montrer des films à ses élèves, histoire de ne pas avoir à se fouler. Malheureusement, si l'on était intrigué à l'idée de découvrir la pètillante Cameron Diaz dans ce rôle, il faut bien avouer que ses prédécesseurs ont déjà bien épuisé le filon, dans le genre personnage désagréable et volontairement méchant. Depuis le mépris sans limite de la manipulatrice Tsila Chilton dans « Tatie Danielle », ou les coups bas du couple Kathrin Turner / Michael Douglas dans « La guerre des Roses » au début des années 90, en passant par le Jim Carrey de « The cable guy » (« Disjoncté » en français), les facéties de notre college girl, et ses sommets de mauvaise fois, paraissent bien banales.

On s'amusera néanmoins du portrait semi-coincé délivré par Justin Timberlake, nouvelle cible toute désignée de la belle, puisque certes remplaçant, mais fils de bijoutiers célèbres. Son décalage permanent avec les préoccupations superficielles de l´héroïne fonctionne à merveille. On n'en dira pas autant de la relation vacharde qu'elle entretient avec le tenace et désinvolte prof de gym, interprété par un Jason Segel (« How I met your mother », « Sans Sarah rien ne va »), contraint au minimum syndical. Bref, certaines vacheries feront sourire, mais la plupart resteront des plus puériles (la pomme, les ballons comme punition...) voire carrément racolleuses (le lavage de voitures en short moulant). Bref, si l'on ne passe pas un mauvais moment, c'est surtout grâce à Cameron Diaz, dont l'attitude en classe n'est pas crédible une seconde, mais qui arrive à nous faire croire à son obsession pour la paire de nouveaux seins qu'elle voudrait bien s'offrir, ceci par n'importe quels moyens.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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