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Festival

Festival de Gérardmer 2012 : Jour 5 – Fin de parcours avec Babycall et The divide

30 janvier 2012

Dimanche 29 janvier 2012

BABYCALL
(compétition)
Répulsion

Un véritable bijou que ce « Babycall » totalement inattendu. Porté par le talent d’une Noomi Racape fragile et déstabilisée, ce film norvégien nous entraîne dans le quotidien d’une mère instable sur le chemin de la folie. À l’aide d’une mise en scène discrète mais efficace, et d’un scénario manipulateur jouant sur les clichés du genre, « Babycall » n’invente rien, mais délivre quelques trésors de sensibilité et d’émotion, soufflant le chaud et le froid sans jamais perdre de vue son héroïne ou le drame qui la bouleverse. Une vraie surprise, comment on en voit que trop rarement.

JUAN OF THE DEAD
(nuit fantastique)
Shaun du pauvre

Produit avec l’ambition de surfer sur la vague comico-horrifique initiée principalement par « Shaun of the Dead », cet ersatz cubain des losers tueurs de zombies peine à sortir de l’ombre de ses prédécesseurs. Pourtant intéressantes sur le papier, la plupart des bonnes idées, gags inclus, tombent à l’eau une fois à l’écran, la faute à une réalisation ultra plate et maladroite. Mais la faute n’est pas seulement à incomber au réalisateur, puisque le héros titre n’a aucune once de charisme, tout comme son sidekick. Dommage, car mêler les bases d’une invasion zombie « à la Shaun » avec des éléments de « Ghostbusters » et « Zombie » était une excellente idée. Cependant, l’ensemble reste quand même touchant et sincère.

THE DIVIDE
(hors compétition : clôture)
L’homme, cet animal

Rien de tel qu’un huis-clos post-apocalyptique pour finir le festival en beauté ! Quatrième film de la sélection 2012 à évoquer la fin du monde, le dernier long-métrage de Xavier Gens (réalisateur de « Frontière(s) ») montre la régression d’une poignée de survivants à un holocauste nucléaire, retranchés dans un bunker. Casting de gueules (Michael Biehn, Rosanna Arquette), mise en scène immersive, musique atmosphérique et ultra-violence déstabilisante… Voilà pour le menu d’un film montrant avec acuité comment la sauvagerie peut rapidement éclater, une fois toute raison sociale et morale mise en pièce. Méchamment remuant.

François Rey Envoyer un message au rédacteur