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Festival de Berlin 2019 : début de parcours pour le clinique mais juste "Grâce à Dieu" de François Ozon

9 février 2019
Festival de Berlin 2019 impression Grace à Dieu image
© Mars Films

Compétition
GRÂCE À DIEU
de François Ozon

avec Melvil Poupaud, Denis Ménochet, Swann Arlaud, Éric Caravaca, François Marthouret, Bernard Verley, Martine Erhel, Josiane Balasko, Hélène Vincent, François Chattot, Frédéric Pierrot...

François Ozon était forcément attendu au tournant avec un film sur la pédophilie au sein de l'église, basé sur les cas qui valent actuellement au Cardinal Barbarin de Lyon d'être poursuivi pour non dénonciation de crimes. Un procès dont le verdict devrait être énoncé le 7 mars prochain, quelques jours à peine après la sortie du film (le 20 février). Quelques mois après "Les chatouilles", ce sujet délicat revient donc sur le devant de la scène, porté par un casting remarquable alliant la rigidité (Melvil Poupaud), la bonhomie fragile (Denis Menochet) et une volonté à toute épreuve (Swan Arlaud).

Avec minutie Ozon éparpille les rares flash-back (il n'y en aura que quatre dans tout le film), souvent emplis de silence, de manière à centrer son film sur la parole actuelle des victimes, enfin libérée (comme le nom de l'association qu'ils formeront par la suite). Le film est d'ailleurs lui même construit autour de cette question de la parole, faisant notamment place, grâce à un système de voix-off, à toute la correspondance entre les victimes et l'église. Clinique dans sa forme, bouleversant sur le fond, "Grâce à Dieu" pointe l'importance des mots pour mieux questionner les notions de justice, de pardon et de foi.

Olivier Bachelard Envoyer un message au rédacteur
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