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YONA, LA LÉGENDE DE L'OISEAU SANS AILE

Un film de Rintaro

Pluie de couleurs

Yona, petite fille ayant perdu son père, a développé une passion pour les pingouins, persuadée d’arriver un jour à voler, comme ceux que son père lui a dit avoir accompagnés dans le ciel. Risée de ses camarades, elle reçoit un jour par hasard la visite d’un étrange chat en plastique, qui soudain s’anime…

"Yona" a été présenté au dernier festival de Venise, puis acheté pour le territoire français par la dynamique société Gébéka films, spécialisée dans les dessins animés pour les plus petits (ici 4 à 6 ans). D'emblée, Rintaro, auteur de "Metropolis" (2002) et de la série animée "Albator" (1978), pose l'univers de la petite fille, entre décors d'un village traditionnel, dont la place centrale est plantée d'une mystérieuse fontaine aux divinités, et gamins modernes, habillés à l'américaine, et accompagnés d'une singulière musique rap. Et son film sera à cette image, balloté entre modernité de l'animation, partiellement en images de synthèses, musique rythmée, et tradition des thèmes abordés, comme la famille, les dieux bienveillants et la nature.

C'est une véritable déferlante de couleurs vives qui se répand à l'écran, la scène la plus emblématique de ce phénomène se révélant être celle du magasin de pingouins, situé dans un vieux parc d'attraction, et qui va faire entrée la petite Yona dans un monde au créatures étranges. Délicieusement enfantin, le film n'évite cependant pas quelques longueurs, et les plus grands auront bien du mal à se laisser pénétrer par cette histoire de prophétie, qui est loin de posséder la poésie d'un Miyazaki.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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