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YO-KAI WATCH : LE FILM

L'honnête adaptation d'un phénomène issu du jeu vidéo

Nathan découvre que la montre qui lui permettait de voir tous les Yo-kai, êtres surnaturels normalement invisibles, a disparu. Avec l'aide de ses amis Jibayan et Whisper, il va remonter dans le temps, à l'époque de la jeunesse de son grand-père, concepteur de la Yo-kai Watch, qui rêvait alors d'être un héros...

Le phénomène "Yo-kai Watch", franchise cross media issue du Japon, semble avoir touché les cours de récréations françaises depuis plus d'un an, entre manga, séries télé anime, jeux vidéos et produits dérivés menant à la collection de créatures fantastiques (les Yo-kai) directement issues du folklore japonais. Certains verront ici légitiment des sortes de rivaux des Pokémon, amenés pour certains à combattre auprès d'un humain, pour les plus maléfiques d'entre eux. Le film, s'il se concentre sur le rapprochement entre Nathan et son grand-père, à l'époque de sa jeunesse, intrigue au début, surprenant à chaque apparition d'une nouvelle créature (la première transforme tout en version géante à chaque fois qu'elle libère un peu d'énergie), mais finit par s'enliser dans un combat un peu longuet visant à délivrer l'un des acolytes de l'emprise des « perfides ».

Si, côté animation, le film n'amène rien de nouveau, c'est dans l'humour second degré et dans la construction que les plus de dix ans trouveront un intérêt. Entre les plaisanteries graveleuses plutôt bien amenées (le coup du bouchon, que personne ne veut toucher...) et les clins d'oeil adressés directement au spectateur, se moquant gentiment d'autres séries ou films (les rituels ridicules de certains super-héros...), "Yo-kai Watch : le film" parvient ponctuellement à sortir de ses aspects très enfantins. Après l’énorme succès au Japon, il sera intéressant de voir dans les semaines qui viennent si les Français de 4 à 10 ans parviennent à entraîner leurs parents dans l'aventure. Depuis, il y a déjà eu deux autres films au Japon. Gageons que nous les verrons bientôt ici aussi sur grand écran.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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