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WALK THE LINE

Un film de James Mangold

Un duo d’acteurs saisissant dans un biopic entraînant

Depuis son adolescence, Johnnie Cash espérait faire carrière dans la chanson. Après des années de galère et un mariage un peu rapide, il a enfin l’occasion de passer une audition pour enregistrer une maquette…

Fort d’un succès populaire aux Etats Unis, voici qu’arrive en France la biographie filmée du chanteur Johnnie Cash, interprète notamment du fameux hit « The ring of fire ». Après les galères du début, le scénario ne fait pas de concessions et décrit à la fois la liaison amoureuse désespérée du chanteur avec la jeune June Carter (Reese Witherspoon, virevoltante), qui lui écrira ses plus grands tubes, et surtout l’influence de la drogue, ou plutôt des anti dépresseurs, sur sa carrière.

Côté musical, on accompagne avec plaisir Johnnie Cash dans ses tournée épuisantes en compagnie notamment de Jerry Lee Lewis, où l’on croise par hasard un certain Elvis dans des coulisses mal éclairées. Mais c’est surtout le jeu habité de Joaquin Phoenix qui captive, l’acteur ayant lui même enregistré la bande son, et donc interprété toutes les chansons. Le mimétisme est saisissant, et la souffrance palpable.

Walk the line est donc un biopic réussi, une fois n’est pas coutume. Le réalisateur, James Mangold (Copland) évite les facilités dans lesquels était tombé l’an dernier Ray (certaines mauvaises langues diront que c’est normal puisqu’il était aveugle - NDLR), en faisant ici d’un traumatisme initial (la mort du frère), un frein et un moteur à la fois. Alors n’hésitez pas, laissez vous entraîner par le rythme de ce film dont la sincérité séduit, autant que son absence de jugement ou de morale bien pensante. Une tranche de vie bien remplie, tout simplement.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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