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L'UN RESTE, L’AUTRE PART

Un film de Claude Berri

Le droit de choisir, même après 15 ans de mariage

Daniel (Daniel Auteuil) vient à peine d’apprendre que son fils, qui a eu un accident de moto, ne remarchera plus, qu’il fait la connaissance de Judith (Charlotte Gainsbourg), jeune femme discrète. Ensemble, ils commencent une liaison qui va bouleverser leurs vies…

Avec « l’un reste, l’autre part », Claude Berri raconte un pan de sa vie, romancée certes, où il a choisi de quitter sa première femme. Le choix, le libre arbitre, sont donc au cœur de son nouveau film, qui, s’il ne manque pas d’humour, n’en verse pas moins par moments dans le raccourci psychologique facile. Car au fond, si ici tout le monde souffre, à un moment donné, que ce soit Nathalie Baye en femme trompée, ou Charlotte Gainsbourg en perturbatrice honteuse, la véritable dinde de la farce (la femme d’Auteuil) ne retient que peu l’attention, ni la considération du cinéaste. Exit donc ses problèmes à elle, qui auraient pu plomber l’ambiance.

Berri choisit la comédie, avec les mensonges éhontés d’un Pierre Arditi en pleine forme, et surtout avec les agissements à la limite de la perversion, d’une Noémie Lvovsky certes proches de ses personnages rentre-dedans habituels, mais qui, mâtiné ici d’un soupçon de bourgeoise du seizième, fait des étincelles. Les visions du couple s’améliorent donc un peu, après le décevant « Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants », mais il reste encore du chemin à faire, avant de sortir du quasi boulevard, prenant le pas sur une réflexion qui aurait pu être intéressante et trouver une certaine résonance en de nombreux spectateurs.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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