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LE TRANSPORTEUR 3

En voiture, Simone !

Le livreur le plus vindicatif de la planète est de retour, mais cette fois-ci malgré lui, obligé de transporter deux sacs et une jeune femme à l'autre bout de l'Europe, sous peine de finir en bouilli. Mais le superman en costume noir est bien plus tenace que ses adversaires semblent le croire...

Les nouvelles aventures de Frank Martins écrites une fois de plus par Monsieur Luc Besson, assurent le minimum syndical. Un jour il faudra d'ailleurs se pencher sur le cas du cinéma « entertaiment » de Luc Besson, qui en mélangeant à peu de chose près les mêmes ingrédients parvient toujours à faire ressortir quelques moments de bravoure et de spectacle. Car des voitures et autres courses poursuites à la « Taxi », aux différents combats façon « Baiser mortel du Dragon », et autres cascades à la « Yamakazi », un pan entier des films Europa corp est ici cité.

Alors oui, ce film est un pur produit commercial, mais il reste néanmoins agréable à la vision, pour le plaisir fautif que le spectateur prend en regardant cascades impossibles, sauts périlleux scénaristiques et autres grimaces de videur de boite de nuit. Mais voilà, s'il maintient notre attention par des petits détails, il nous attire surtout avec une star, une vraie: le grand Jason Statham. Quel plaisir de le voir revenir à son premier grand rôle, digne dans l'effort comme dans le réconfort. Les distributions de baffes s'enchaînent, filmées par une caméra épileptique mais une chorégraphie plus qu'honnête.

En fin de compte, « Le transporteur 3 » constitue une pure série B, destinée aux drive-in et autres sorties entre copains du samedi aprèm avant de se finir au hamburger frite en matant les filles sortant de chez Zara ! Et puis aussi les plus vieux, amateurs de ce genre de cinéma, qui comme moi iront se réchauffer pendant 1 heure 30, esquisserons un sourire, mi-amusé mi-poli. Et de nos jours ce n'est déjà pas si mal.

Guillaume BannierEnvoyer un message au rédacteur

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