R.I.P.D.

Un film de Robert Schwentke

Gloubiboulga

Lâchement assassiné par son co-équipier alors qu'il voulait renoncer à sa part d'or, découvert par hasard et volé en douce, lors d'une saisie de cocaïne, l'agent Nick Walker décède sur la scène d'une prise d’assaut. Son meurtre étant mis sur le dos de trafiquant, son co-équipier peut alors se rapprocher de sa veuve. Quant à Nick, il est repêché, sur le chemin du purgatoire, par la Brigade fantôme, et renvoyé au sol pour traquer les morts resté sur terre...

À voir la bande annonce de "R.I.P.D.", on espérait au mieux une resucée sympathique de "Men in Black", au pire un revival flashy de "SOS Fantômes". Il est clair à la vision que le film emprunte plus au premier qu'au second. Car outre le QG de la « Brigade fantôme » (ou « RIPD » en anglais, soit le « Rest in Peace Department »), où l'on peut découvrir plein de monstres menottés (ce sont en fait les vrais visages des morts restés sur terre), c'est finalement surtout le duo antinomique formé par le vieux roublard (Jeff Bridges, manières d'un autre temps et accent à couper au couteau) et sa jeune recrue (Ryan Reynolds) qui fonctionne exactement sur le même mode que le tandem Tommy Lee Jones / Will Smith de "Men in Black".

Du coup les tenants et aboutissants sont sans surprise, d'autant plus que le tout se retrouve mâtiné de relents de "Ghost", le héros tentant de communiquer avec sa veuve, sans réel succès. Reste une réelle bonne idée, celle de réincarner nos flics dans la peau de personnes que les autres peuvent voir. L'enveloppe ainsi choisie pour nos héros (un vieux chinois pour Ryan Reynolds et une belle blonde plantureuse pour Jeff Bridges) créée un décalage et un effet comique assuré dans les quelques scènes où le spectateur peut voir alternativement leur nouvel et leur ancien aspect. Pour autant, "R.I.P.D." est loin d'être le divertissement attendu, plombé par quelques monstres peu intéressants (dont un qui nous la joue Spider-Man en grimpant, on ne sait trop pourquoi, sur des façades d'immeubles...) et des personnages secondaires bien peu convaincants (Mary-Louise Parker, insupportable).

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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