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MANHATTAN LOCKDOWN

Un film de Brian Kirk

Un actioner bas du front

Andre Davis, surnommé « la gachette » est un jeune lieutenant de la police de New York qui a abattu sept suspects en intervention depuis le début de sa carrière. C’est un solitaire qui doit faire équipe avec Frankie Burns des Stups après que deux tueurs se soient enfuis d’une scène de crime avec cinquante kilos de cocaïne pure, en laissant derrière eux, huit policier morts et deux cent cinquante kilos de drogue. Ils ont une nuit pour les arrêter. Une nuit car c’est le temps que le FBI peut maintenir l’île de Manhattan fermée…

Manhattan Lockdown film image

Si vous venez voir ce film, car vous avez été convaincu par Chadwick Boseman dans le rôle de flic violent dans une grande métropole américaine du nom de Jacob King dans "Message from the King" de Fabrice du Weltz, vous allez être déçu. Mais vous aurez face à vous un actioner qui n’a pas à rougir de ses effets. La tension est très bien maintenue, le high concept fonctionne, bien qu’il s’agisse d’une gageure scénaristique pour ne pas disperser l’action, réduire le nombre de personnages et la longueur du récit, plus que d’un réel élément de mise en scène.

Sienna Miller livre ici un service minimal et Chadwick Boseman a assez peu de choses à défendre, mais ils font tous les deux vivre leur personnage, de même que Stephan James et Taylor Kitsch, qui sont des choix de casting assez surprenants. La vraie osmose s’établit un peu tard dans le film, entre les deux acteurs noirs au jeu très corporel, pour une scène de métro très bien construite et forte en intensité.

Mais ce que l'on peut apprécier dans ce film, c'est le souci de ne pas avoir sacrifié le troisième acte. Cette histoire se déroule effectivement en trois temps et le dernier est plutôt louable pour sa composition d’action et la tension qu’il crée, plus que dans les dialogues qui l’introduisent. En effet, ces derniers révèlent une mécompréhension, outre des enjeux profonds du personnage de Davis et propose un dilemme à la conclusion morale douteuse. Pour autant, ce troisième acte propose deux confrontations qui viennent clore le récit. L’une prend du temps et est réussie, l’autre est très rapide et donc vide de toute tension. Dommage.

Peut-être pas nécessaire à voir au cinéma, "Manhattan Lockdown" pourrait gagner à être vu quand il s’invitera dans votre salon, pouvant provoquer la surprise, malgré une faiblesse d’écriture des dialogues, par sa bande originale qui tire plus vers "Le Seigneur des Anneaux" que vers "Piège de Cristal".

Thomas ChapelleEnvoyer un message au rédacteur

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