Parce qu'on en a jamais assez !

JEEPERS CREEPERS 2

Un film de Victor Salva

Pas le même genre que le premier…

L'espèce d'épouvantail volant qui cachait dans sa tanière des centaines de corps humains, tapissés sur les murs, n'a plus qu'un jour pour se nourrir, avant de s'endormir pour 23 nouvelles années. Il décide alors de piéger le bus d'une équipe de football…

La suite du controversé, et pourtant encensé par la critique spécialisée, Jeepers Creepers, fait partie d'un versant plus classique du film d'horreur, qu'on pourrait qualifier de film de monstre. Quand le premier jouait avec nos nerfs et montrait l'insouciance des futures victimes face à un danger pourtant palpable, la suite fait dans le massacre programmé d'innocents lycéens.

La créature est maintenant bien connue, et donc visible (effets spéciaux et moyens supérieurs obligent). Chassée de son antre (brûlée dans le premier épisode), elle agit au grand jour, mais avec dextérité, enlevant ses proies, j'oserai dire, " plus vite que son ombre ". Et les scénaristes s'amusent à lui donner une âme taquine, rendant la chasse à l'homme plus terrifiante encore du fait que la créature s'amuse avec ses proies, qu'elle communique avec elles, visuellement, par gestes.

La scène de harponnage dans les airs est très réussie, et celle qui clos ce chapitre est à la fois épuisante dans son rythme, comme dans son alternance entre suspense artificiel et humour typiquement lié au genre (voir les sauts dans l'herbe, de la créature sans bras, puis sans jambes…). A voir, dans le noir.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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