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FREE DANCE

Un film de Michael Damian

Batailles d'egos

Ruby Adams est danseuse. Venue du Midwest, elle s'installe à New York pour sa première année à la fameuse école MCA. Johnnie Blackwell, lui, est un immigré britannique sans visa qui joue du violon dans le métro. Le vol de l'instrument de ce dernier va les rapprocher...

"Free Dance" aligne toutes les recettes des films sortant désormais régulièrement chaque été en France durant l'été, de la série des "Street dance" (1 à 3) à celle des "Sexy Dance" (1 à 5). Les composantes sont donc les usuelles autour d'étalage d'egos, avec les surdoués prétentieux (la rivale en danse, le rival en amour), les différences de milieu, l'opposition devenue mariage harmonieux entre musique ou danse classique et street dance sur des rythmes modernes, et le sempiternel concours final "que le plus gentil des candidats pourrait rater".

On a donc droit ici à la romance entre deux jeunes aux aspirations opposées, et aux classiques affrontement entre le système et la liberté d'expression. Pourtant, malgré des chemins bien balisés et des dialogues par moments assez lourds et donneurs de leçon - sur la volonté ou la persévérance, ou le fait d'éviter les préjugés sur les gens- , le film arrive à surprendre. Outre la qualité de chorégraphies, la mise en scène assume ponctuellement un aspect proche de la comédie musicale (mais sans chansons), pour ceux qui sauront accepter l'aspect irréaliste de tout cela. Et cela donne naissance à quelques scènes improbables mais entraînantes, tels le duo de violons, l'affrontement de bandes dans le métro ou encore la fête dans la taverne. C'est déjà ça.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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