FIREWALL

De qui se moque-t-on ?

Un spécialiste en sécurité informatique se voit séquestré avec sa femme et ses deux enfants. Il va devoir trouver un moyen de contourner le firewall de la banque pour laquelle il travaille, s'il veut sauver sa famille…

Harrisson Ford est de retour et ça ne s'arrange pas. Après une tentative pour attirer les jeunes (le désastreux Hollywood Homicide), il revient cette année dans un genre qui lui va plutôt bien d'habitude : le polar entre espionnage et action. Si dans un premier temps on est intrigué par cette énième histoire de famille prise en otage, on est vite exaspéré par le manque d'originalité du chemin balisé que va empreinté le scénario de Firewall. Car bien sûr le héros, père de famille américain, va se découvrir une conscience et des « guts » d'envergure, pour sauver sa progéniture, seule valeur réelle dans ce monde de chacals.

Non seulement la situation de prise en otage n'est pas crédible une seconde, les maîtres du jeu montrant allègrement leurs visages, mais en plus, on nous prend pour des billes en informatique. A la vision du film, on se dit que craquer des codes informatiques peut prendre quelques secondes, comme faire des virements de 20 millions de dollars depuis des numéros de comptes photographiés par téléphone portable (sacrée définition !). Ajoutez à cela « le » morceau de bravoure avec le chien membre de la famille et équipé en série d'un GPS et vous finirez par vous dire, que oui, on prend décidément parfois le spectateur pour un crétin.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

Laisser un commentaire