Parce qu'on en a jamais assez !

LA FACE CACHEE

Un film de
Avec

De jolis interprètes

Face à tel film, il y a ceux qui s'extasieront devant le jeu des acteurs, il est vrai, tous impeccables. Bernard Campan, désinvolte et maladroit joue les garçons simples, sans prétention, que la perspective de la vieillesse et de l'absence de nouveauté commence à tarabiscoter. Karin Viard campe une femme d'apparence résignée, qu'on a bien du mal à cerner, louvoyant en permanence entre ennui profond, rancoeur et générosité ou tendresse soudaine. Quant à Jean Hugues Anglade, il surprend, en ami fidèle et positif. Face à tant de talents réunis, il faut bien du coup avouer que l'histoire, à la fin inattendue et donc finement écrite, paraît des plus crédibles.

Mais c'est bien là aussi la faiblesse de ce film, qui se révèle sur le tard, relativisant brutalement les interrogations existentielles de personnages embrumés. Car en attendant la fin de film, on s'ennuie ferme devant cette double crise de la cinquantaine, gérée de deux manières bien différentes. Le ton est aussi monocorde que maussade, et ancre le film dans un blues auquel il est difficile d'adhérer. Certains se laisseront cependant séduire par certains moments de complicités, qui face à des solitudes affirmées, constituent les seuls passages positifs de ce film d'auteur résolument noir.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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