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EN ROUTE !

Un film de Tim Johnson

Début intriguant pour humour décevant

Oh est un Boov, une espèce spécialisée dans la fuite. À nouveaux menacés par leurs pires ennemis, les Gorgs, ce peuple décide de déménager à nouveau et s'empare de la planète Terre, délocalisant ses habitants dans une ville fictive, Heureuse Humaine Ville, pour ensuite prendre leur place. Mais au milieu de tous ces nouveaux habitants, il reste une jeune fille, Tif...

Le nouveau dessin animé des studios Dreamworks n'est pas une grande réussite. Pourtant, ce film, qui décrit l'installation sur Terre de créatures à plusieurs pattes, au formes sympathiques et aux oreilles tentaculaires, bénéficiait d'une ouverture plutôt efficace. La découverte de la nature de ces étranges bestioles, changeant de couleur selon leur humeur et vénérant la lâcheté, était assez amusante. Mais la prise de possession de la Terre reprend rapidement un principe éculé, celui de la découverte d'un monde inconnu, générant surprises ou peurs face à divers objets ou intrus. Et malheureusement cela génère des scènes plus ou moins drôles.

Ainsi, le principe du tri entre des objets utiles ou inutiles est amusant quelques minutes, et les détournements d'usage sont trop incongrus pour faire réellement rire (la voiture qui fonctionne à la glace "granité(e)" aromatisée...). Il faut aussi avouer que le scénario reste très limité, et qu'il pâtit d'un absurde postulat de départ : l'envoi par Oh, jeune créature envahissante qui n'a pas d'amis, d'un e-mail de pendaison de crémaillère en appuyant sur "envoyer à tous", la liste incluant (naturellement) l'ennemi de l'espèce ! De même, les approximations de langage sous forme de jeux de mots (ici on fait des pendouilles de crémaillère...), lassent très vite et apparaissent poussifs, échappant pour beaucoup complètement aux plus jeunes, sans réellement amuser les adultes. Reste le personnage secondaire du chat, certes anecdotique, mais carrément trognon (les fans de chatons sur Youtube se régaleront). Mais avouons-le, c'est un peu mince.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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