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ELCANO ET MAGELLAN

Un film de Ángel Alonso

Un périple instructif mais timide niveau action

Alors que la compétition entre navigateurs portugais et espagnols fait rage, Fernand de Magellan, portugais, engage un jeune marin basque risquant la prison, Juan Sebastián Elcano, comme second du deuxième navire de sa flotte. Ensemble, en 1519, ils prennent la mer depuis Séville, avec trois autres bateaux, pour trouver une nouvelle route vers les îles aux Épices…

Elcano y magallanes la primera vuelta al mundo film animation image

Ce film d’animation espagnol, contant le premier tour de monde en bateau et la découverte du détroit qui pris le futur nom de Magellan lui-même, s’avère assez instructif. Qui se souvient en fait, que ce n’est pas Magellan lui-même qui termina le tour du monde, mais Elcano, à qui il confia ses cartes ? Développé sommairement ici, la rivalité entre capitaines (les équipages sont ici surveillés par un mystérieux poursuivant) ne sera pas la source de suspense attendue. C’est autour du passage de ce qu’ils baptiseront la « Terre de feu », du détroit, de l’archipel du Cap Vert, et la relation aux indigènes des îles Moluques, que se tissera l’essentiel d’une histoire destinée aux plus petits.

Doté d’un graphisme en images de synthèse et en volume, avec des personnages aux visages aux formes anguleuses, mais aux mouvements qui se limite aux yeux et aux bouches, le film se situe dans le tout-venant de la production européenne, et sera probablement voué à une sortie vidéo en France. Avec une représentation souvent sommaire des décors (le sol de Séville est un peu déstabilisant...), il fait cependant preuve d'une richesse dans les représentations des décors (le port de Séville, la forêt vierge…) et de l'Océan. Malheureusement, les représentations de foules pêchent, et ressemblent à des extraits de jeu vidéo, un rien saccadés dans les mouvements.

Véritable hécatombe, ce voyage incroyable dont ne revinrent que 18 survivants, la plupart malades, sur les 240 marins engagés, méritait bien son long métrage. Conté en partie en voix-off par un écrivain à l'accent italien, la version originale espagnole a le mérite de gérer avec efficacité les accents des différents protagonistes : italien, portugais, basque et même andalou… Et l’on a droit en bonus, au générique de fin, à une chanson sympathique de La oreja de Van Gogh, groupe archi connu dans la péninsule ibérique. De quoi oublier le manque de fluidité côté animation.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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