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COUP DE FOUDRE A BOLLYWOOD

Un film de Gurinder Chadha

Joue la comme Bombay

Une mère de famille indienne, cherche à marier ses deux filles les plus âgées. L’aînée va naturellement trouver un soupirant en la personne d’un jeune et riche indien expatrié en Angleterre. Un américain de ses meilleurs amis (Martin Henderson), qui l’accompagne en visite, va lui tomber sous le charme de la seconde fille (Aishwaria Rai). Mais les choses seront forcément compliquées par les différences de culture…

Après le succès planétaire connu par son premier long métrage, Joue la comme Beckham, la réalisatrice britannique d’origine indienne, Gurinder Chadha, reprend des ingrédients assez proches et nous livre une comédie rythmée, à la fois parodique et respectueuse des productions Bollywood, que l’occident commence enfin à découvrir depuis quelques années (Laagan, Devdas). Elle élargie cette fois le choc des cultures aux Etats-Unis, et en profite pour passer quelques messages, il est vrai, appuyés, sur le colonialisme capitaliste, et sur les à priori qui empêchent des peuples de se connaître ou de ses comprendre.

Côté décors et chorégraphies, on est tout de même loin des modèles du genre, dont Devdas constituait un aboutissement fastueux. Cependant, les petits décalages qu’introduit la culture occidentale et les caricatures codifiées, de la mère envahissante et balourde, ou du prétendant répugnant, fonctionnent à merveille. On rit donc beaucoup, malgré la fadeur des paroles de certains passages chantés, et l’on s’étonne que jamais un seul baiser ne soit montrer à l’image. Le film est donc clairement tourné vers les deux ou trois cultures qu’il mélange allègrement.

Aishwaria Rai s’en sort une nouvelle fois avec les honneurs, renversante de beauté (elle a quand même été Miss Monde) et de peps, ce qui n’est pas le cas du principal acteur occidental, qui joue un peu trop de son regard blessé. Pas le temps de s’ennuyer donc, face à cette adaptation sympathique de « Orgueil et préjugé » (Pride and prejudice) de Jane Austen, qui redonne au moins du baume au cœur, s’il n’entretient finalement qu’un suspens artificiel quant à son dénouement.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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