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CITY OF LOST THINGS

Un film de Yee Chih-yen
Avec les voix de

Déchets environnementaux ou sociaux

Un jeune adolescent prénommé Leaf, déteste aussi bien sa maison en permanence bordélique, que les rues de Taipei dans lesquelles il se fait régulièrement agresser. C’est pourtant là qu’il finit par se retrouver, persuadé de n’intéresser personne. Un soir, il voit passer devant lui une horde de sacs plastiques fuyant un camion poubelle énorme qui tente de les aspirer. Venant à leur aide, il devient ami avec l’un d’entre eux dénommé Baggy, qui va le faire entrer dans leur monde : Trash City…

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À la vue de "Poupelle of Chimney Town", en compétition officielle cette année au Festival d’Annecy, on se dit que "Toy Story 4" et son personnage fait de déchets (Forky) a été une source d’inspiration pour d’autres. Étrangement "City of lost things", présenté, lui, en compétition contrechamp, semble aussi en porter les influences. Porteur de la même thématique au niveau du rejet, il adopte ainsi parmi ses personnages principaux des sacs plastiques et autres objets délaissés. Ceux-ci peuplent un monde secret dans lequel ils doivent échapper à des camions blindés capables de les aspirer, les broyer et les jeter à l’incinérateur. D’où leur envie de passer dans le monde de Leaf, afin d’être à nouveau considérés comme utiles.

La représentation de certains objets dans leur supposée existence est plutôt réussie, notamment les mouvements des sacs poubelles utilisant les hanses comme membres inférieurs, ou l’attitude de la bombe de peinture. Lorgnant également du côté de "Là-haut" de Pixar, le film ne fait cependant pas preuve d’une grande originalité dans son intrigue, réduite à un jeu du chat et de la souris. Certains y verront peut-être une lointaine parabole sur l'influence de la Chine (surveillance à l'excès, traitement dégradant des pays voisins...), mais cela n'est pas probant. Quant au message attendu sur la nécessité du recyclage, il est malheureusement cantonné à une unique scène en fin de métrage. Restent quelques scènes agglomérant des milliers d’éléments, techniquement plutôt maîtrisées, et le sujet du rejet et de l’appartenance au monde, qui résonnera peut être chez certains adolescents.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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