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CAS DE CONSCIENCE

Un film de Vahid Jalilvand

Une question d'espoir

Un médecin légiste, dont l’assurance automobile a expiré, se retrouve impliqué dans un accident avec une famille en scooter. Il propose au père de famille un dédommagement et lui recommande d’aller de suite dans une clinique proche. Mais le corps de leur fils de 8 ans, décédé, est amené dans son service deux jours après…

Doublement primé dans la section Orrizonti au dernier Festival de Venise (trophée du meilleur acteur et du meilleur réalisateur), le film iranien "Cas de conscience" emporte l'adhésion grâce à un récit à la fois tendu et bouleversant. Histoire traitant aussi bien des questions de culpabilité et de responsabilité, que de la nécessité de conserver l'espoir, le film emprunte, tel une enquête sur les cause de la mort, plusieurs pistes pour mieux confronter ses personnages à des choix difficiles.

Construit comme bon nombre de scénarios iraniens, sur un événement créant doute et sentiment d'injustice (voir "Le client", "Wednesday May 9"...), "Cas de conscience" s'en prend aussi bien à la recherche perpétuelle d’un coupable, qu’aux conséquences de la misère et au peu de diligence de la police, . Quant au duo d'acteurs, Amir Agha’ee (le docteur) et Navid Mohammadzadeh (le père), tous deux accablés, ils sont tout juste impressionnants de prestance.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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