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BONS BAISERS DE BRUGES

Un film de Martin McDonagh

Collin Farrell au top

Deux tueurs à gages anglais sont contraints par leur boss de s'exiler en Belgique, dans la ville de Bruges, pleine de canaux et de vieilles pierres. Le plus âgé est fasciné par le décors. Le seconde, s'ennuie. Rapidement, ils se demandent s'ils ne sont en fait pas là pour une nouvelle mission...

Si « Bons baiser de Bruges » fonctionne à merveille, alors que son intrigue est finalement si mince, c'est à la fois grâce à des dialogues so british, cousus mains, et grâce à son casting d'enfer. Bien sûr Brendan Gleeson (« The general »), sait jouer les mentors au grand coeur, bien sûr Rapl Fienes nous régale de sa composition de taré congénital aussi flippant au téléphone qu'en personne. Mais c'est surtout Colin Farrell qui étonne, en rendant crédible son imbécile de personnage, aussi spontané dans ses médisances (il sait à merveille insulter les américains trop gros pour monter dans une tour, ou les belges à qui il raconte des blagues sur leurs spécialités: la pédophilie et le chocolat...) que dans ses excès de violence ou de culpabilité larmoyante.

Très premier degré, ses actions et réflexions, toujours inattendues, permettent de faire décoller des scènes à priori banales, qu'il s'agisse de la visite d'un monument, d'un repas amoureux, ou encore d'incruste sur un tournage. A chaque moment on est donc étonné, et étrangement le charme opère. Clémence Poésy (Fleur de La Cour dans « Harry Potter ») n'y est pas étrangère, elle qui partage sa couche avec un skin dénommé Jérémie Rénier. D'autant plus que dans les dialogues comme les situations, le politiquement correct est rapidement évacué, faisant place à moult gros mots et laissant de côté tout faux respect en traitant les gros de gros et les nains de nains. Un film assez jubilatoire il faut bien l'avouer.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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