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AMERICAN SPLENDOR

Humour et bandessinée

Harvey Pekar (Paul Giamatti) est un documentaliste qui a le mal de vivre. Par un beau matin, il décide d'exprimer ses frustrations et son dégoût de la vie au travers d'une bande dessinée satirique. Son premier album devenu un succès, il n'en est pas pour autant heureux. C'est alors qu'il rencontre une âme sœur en la personne de Joyce (Hope Davis)…

American Splendor a reçu le grand prix au festival de Sundance. Mais American Splendor aurait pu être un documentaire. D'ailleurs le principal intéressé tient un petit rôle dans le film. Celui-ci raconte en effet la vie peu trépidante de Harvey Pekar, américain moyen, à qui il n'arrive que des choses banales et normales, y compris un cancer. Celui-ci, au travers de ses albums, a décidé de se moquer de lui-même, de ses contemporains et de la vie quotidienne en général.

Ainsi, les deux réalisateurs ont construit leur film à la manière d'un faux reportage, mêlant quelques passages en bande-dessinée, parfois créés exprès pour le film, et quelques moments de délire éveillé. Ce personnage qui déverse sa bille et son désespoir de vivre au travers finit par devenir attachant, surtout lorsqu'il doit se confronter à son alter ego féminin. Plutôt bien casté, pince sans rire, l'acteur principal Paul Giamatti (éternel second rôle) est à l'image du personnage, en retrait permanent, peu sûr de lui, et fait preuve d'un humour noir et blasé, que le film magnifie par quelques scènes de fantasmes bien senties.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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