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A TRAVERS LA FORET

Bizarrerie

Armelle est persuadée qu’elle mène une vie parallèle dans ses rêves, où Renaud, son amant décédé dans un accident de moto, continue à vivre auprès d’elle. L’une de ses sœurs lui propose alors de rencontrer un médium…

« A travers la forêt » est un moyen métrage (durée 1h05), qui traite de la difficulté du deuil et s’aventure sur des chemins métaphysiques étranges et troublants. Entre visions, réincarnations, pouvoir surnaturels, le personnage principal hésite sur les moyens à utiliser pour faire revenir son fiancé. Et le réalisateur donne aussi au spectateur des raisons de douter. Douter du vrai ou du surnaturel, chacun pourra faire son choix intérieur. Et celui qui se laissera troubler expérimentera un voyage dans le bizarre, à l’image d’un film quasi expérimental.

L’ensemble du casting, composé d’inconnus, à l’exception de Aurélien Wiick (La bande du Drugstore, Tu vas rire mais je te quitte) donne à ce récit improbable, une gravité presque crédible. On s’étonne alors de se prendre au jeu, et d’espérer en cette vie parallèle, que le réalisateur abandonne rapidement, pour redonner espoir à son héroïne, en la recréation d’une vie passée, dans un triste présent. Contrairement au troublant « D’un rêve à l’autre » (avec Demi Moore), Jean Paul Civeyrac ne cherche pas à trop mêler fantasme et réalité, et du même coup, limite les questionnements du spectateur.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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