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cannes 2012 - Bilan

Hasard de la programmation, les limousines se sont croisées cette année, non seulement au bas des marches, mais aussi sur les écrans. Il y a eu celle de « Cosmopolis » de David Cronenberg, symbole des remparts que dressent les puissants pour se protéger de contestataires d'un capitalisme destructeur. Mais celles qui auront le plus marqué sont celles d'« Holy motors » de Leos Carax, parabole de ces moteurs qui animent l'existence, qu'il s'agisse d'un être aimé ou, pour l'auteur, d'un urgent besoin de tourner.Si ce n'est là qu'un point commun anecdotique, nous tenterons ici, avec quelques semaines de recul, histoire de ne pas ajouter à la montagne de bilans à chaud qui culmine dans la presse traditionnelle, de dégager les tendances fortes du Festival de Cannes 2012. Si la présence des dessins animés se fait de plus en plus forte, leur diversité aussi bien graphique que thématique ne permet pas de disserter sur leurs similitudes. Entre un « Madagascar 3 » à la tendance hystérique et festive, un « Ernest et Célestine » minimaliste et engagé, le drame social « The king of pigs », et la comédie cynique et chantée « Le magasin des suicides », difficile de trouver des points communs. Le métier d'acteur, s'il est l'un des sujets principaux de « Vous n'avez encore rien vu », variation sur les nuances d'interprétation, « In another country »·sur l'influence de l'écriture et « Holy motors » concernant la limite entre vie et « comédie », Resnais, Hong SangSoo et Carax en font chacun un objet d'étude tout singulier. Quant aux rapports au sexe (« Paradis : amour », « Post Tenebras Lux », « Au delà des collines »...) ou à l'enfant (« La chasse », « A perdre la raison », « Moonrise kingdom »), ils sont toujours empreints de culpabilité et religion pour l'un, et de soupçons de perversité ou d'irresponsabilité, pour l'autre.

Restent donc quelques angles sous lesquels on peut examiner cette riche édition 2012, sujets de société, comme la nature d'une jeunesse en marche, mais aussi signes d'une planète en crise, entre précarité grandissante et monde où tout est à vendre.SOMMAIRE

Articles :
Une jeunesse en marche
Une précarité grandissante
Un monde où tout est à vendre
Retour sur la section Un certain regard
Retour sur la Quinzaine des réalisateurs

Également :
La sélection complète du Festival de Cannes 2012
Les Chroniques quotidiennes par Olivier Bachelard
Le palmarès complet du Festival de Cannes 2012

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Olivier Bachelard Envoyer un message au rédacteur