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INTERVIEW

PAPILLON (LE)

Philippe Muyl

Philippe Muyl précise que son scénario est parti du mot Isabelle, race de papillon trouvée sur internet. Cette race, il l’avait d’abord imaginé rare, ce qui s’est confirmé lors de ses recherches. Il s’agissait d’un papillon de nuit sont l’éclosion sera particulièrement difficile à filmer. Ai…

© Patrice RICCOTA

Philippe Muyl précise que son scénario est parti du mot Isabelle, race de papillon trouvée sur internet. Cette race, il l'avait d'abord imaginé rare, ce qui s'est confirmé lors de ses recherches. Il s'agissait d'un papillon de nuit sont l'éclosion sera particulièrement difficile à filmer. Ainsi, l'équipe n'avait pas choisi la bonne chrysalide à filmer en premier et la scène a dû se prolonger pendant deux jours. Son histoire est partie de l'idée de se faire rencontrer deux personnages, 'l'un au début de sa vie', 'l'autre à la fin de sa vie'.

Il explique qu'il a toujours été attiré par les contes initiatiques, et par les histoires de trajectoires personnelles qui sous-tendent une certaine philosophie de la vie. S'il n'avait pas pensé forcément à Serrault à la base, celui-ci a accepté et Philippe Muyl nous dit tout le plaisir de travailler avec un acteur qui 'ne lasse jamais de faire des prises.

La gamine, elle, s'est avérée 'spontanément bonne', précise et disciplinée. Elle a eu le mérite de rendre des scènes difficiles crédibles, comme la discussion sur l'avortement ('les bébés des avortements ils deviennent ?… rien). Il s'agissait d'une évocation plus que d'une dissertation, mais finalement, sur des sujets sérieux comme la mort par exemple, 'ce sont les adultes qui ont peur d'en parler'.

Au départ, le personnage de la petite, était un garçon. Il a choisi d'en faire une fille, car c'était une façon de faire vivre d'autres aspects de son enfance. Et il y aurait eu pour lui des redites par rapport à son précédent film 'La vache et le président' s'il avait choisi un garçon. La jeune actrice a été sélectionnée parmi 200 fillettes. Son choix fut une évident, car elle était 'dans les situations'.

Le Vercors donna cadre au film, du fait de la présence d'espaces non pollués, des facilités d'accès, et d'une variété des paysages plus grande que dans les Pyrénées. Le choix d'une sortie à Noël de son film lui paraît justifié par une période alors propice à la générosité et donc aux films tendres. Il s'agit pour lui de parler de trajets initiatiques, dans le sens où il y a des épreuves au long de l'histoire, et qu'à la fin, chacun est transformé. Le papillon était plus un support symbolique de la quête de ces deux personnes : lui veut tenir sa promesse, et elle, lance un appel au secours.

Olivier Bachelard Envoyer un message au rédacteur

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