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INTERVIEW

SI C'ETAIT LUI...

Abus de ciné:
D’où est venu le titre?

Anne Marie Etienne:
On a enlevé le « Et », à cause du bouquin de Marc Levi. J’aimais qu’il y ai les trois petits points, cela laissait une ouverture. Je pense que les grandes rencontres n’ont souvent pas la forme qu’on attend…

© ARP Sélection

Abus de ciné:
D'où est venu le titre?

Anne Marie Etienne:
On a enlevé le « Et », à cause du bouquin de Marc Levi. J'aimais qu'il y ai les trois petits points, cela laissait une ouverture. Je pense que les grandes rencontres n'ont souvent pas la forme qu'on attend...

Abus de ciné:
S'agit-il d'un film politique ou simplement comique?

Anne Marie Etienne:
Pour moi, il s'agit d'une comédie sur fond social. C'est une histoire de précarité, sur laquelle vient se greffer une possible histoire d'amour. Le fond et la forme ne devaient pas se tuer l'un l'autre...

Marc Lavoine:
Ce qui m'attirait dans le scénario était cette question: vivre « ensemble » est-il possible? Malgré les différences sociales. Et peut-on rire de cela? Dans l'histoire les sdf ont aussi de la joie de vivre, et tout le monde a ses torts...

Abus de ciné:
Oui, mais est-ce qu'il ne faut pas avoir le physique de Marc pour pouvoir sortir de la précarité?

Marc lavoine:
Mon personnage est quand même rébarbatif au départ. J'ai volontairement choisi de ne pas être séduisant. J'ai repris le même bleu de travail que lorsque j'avais 15 ans et qu'à l'école d'imprimerie personne ne me regardait.

Anne Marie Etienne:
Je voulais plutôt porter le message que quelle que soit la situation, on peut toujours trouver des gens sur qui s'appuyer. Sans faire d'angélisme... il ne s'agit pas de réussir pour autant.

Abus de ciné:
Vous avez eu des contacts avec des associations comme le DAL (Droit au logement)?

Marc Lavoine:
On a réellement tourné aux restos du coeur et dans un squat du DAL, mais pas avec les gens concernés. Cela n'est pas possible...

Abus de ciné:
Pourquoi avoir choisi l'Ecosse pour leur voyage romantique?

Anne Marie Etienne:
Au départ cela devait être Las Vegas, mais ça faisait cliché. Il fallait un endroit où on peut se marier rapidement et tout lâcher. C'est le cas en Ecosse...

Marc Lavoine:
Et puis le voyage permet une liberté. L'ivresse, la joie, y deviennent possibles. C'est une parenthèse dans leurs vies...

Abus de ciné:
Leur banc est un lieu qui existe? Un lieu bien à vous?

Anne Marie Etienne:
C'est un lieu partiellement inventé, puisqu'on y a ajouté le banc et le réverbère. J'aurais voulu qu'il soit sur l'affiche, mais quand on a un casting pareil, il faut le montrer... et finalement j'aime bien notre affiche.

Abus de ciné:
L'idée de la chattière est venue d'abord ou plutôt celle du chat?

Anne Marie Etienne:
Je ne sais pas... le processus d'écriture est assez complexe. Il fallait un élément de lien, qui soit à la fois comique et symbolique.

Marc Lavoine:
Le fait qu'elle ne la rebouche montre qu'elle a un désir de communiquer avec lui. Il n'y aurait pas de film sans ce trou...

Anne Marie Etienne:
Ou alors j'aurais fait un court métrage (rires)...

Abus de ciné:
Et le casting dans tout ça?

Anne Marie Etienne:
Pour elle, il me fallait une femme qui ait le chic bourgeois et soit possiblement déjantée. Pour lui, il me fallait quelqu'un d'inattendu mais de crédible dans la séduction. Je crois que je les ai bien trouvés...

Olivier Bachelard Envoyer un message au rédacteur

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