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WHATEVER LOLA WANTS

Gros sabots

Lola est une jeune new-yorkaise de 25 ans, qui travaille à la poste le matin, prend des cours de danse et passe des auditions le reste de la journée. Elle fait la connaissance d’un bel égyptien qui s’enfuit rapidement. Elle décide alors de partir le retrouver au Caire…

Dire que « Whatever Lola wants » dispose d’un scénario « téléphoné » est un doux euphémisme. Parce que le mélange amour contrarié et carrière espérée a déjà été maintes fois rebattu, y compris dans les films de danse les plus connus (« Flash dance », « Grease »), transformant un (pas si) vilain petit canard, en professionnelle au succès planétaire. Parce qu’également, depuis peu, les films polyethniques sont légions, de « Un nom pour un autre » à « Rendez-vous à Brick Lane », rien que pour le choc inde / occident. Et l’on désespère d’y trouver une quelconque finesse, la plupart des évènements pouvant être pressentis bien à l’avance.

Elle part se promener la nuit et assiste à un spectacle de cabaret : son ami la traite de pute ! Elle ment sur le nom de sa professeur, et c’est sa photo prise au même moment pour le journal qui l’apprendra à cette dernière, meurtrie ! CQFD. Du coup, malgré les quelques numéros de danse qui feront rêvé les midinettes, et l’interprétation sympathique de Laura Ramsey, on n’a plus que la fameuse chanson de Sarah Vaughan écrite dans les années 50, et reprise par Natacha Atlas sur orchestration du groupe Trans-Global Underground, pour se raccrocher. Clichés, quand tu nous tiens…

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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