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VIVE LE VENT D'HIVER

Cinq courts métrages animés d’une douceur infinie

Un petit chien perdu sur la banquise et recueilli par quatre lièvres blancs, deux petits ours qui ne veulent pas s’endormir alors que l’hiver arrive, une petite fille qui devient amie avec un rocher géant ayant détruit sa maison, une famille de bonhommes de neige dont les nez en carotte se font dévorer par un lapin, un ours blanc qui reçoit la visite d’un ami ours brun… Cinq histoires pour mieux vivre l’arrivée de l’hiver, la différence et l’entraide…

Vive le vent d'hiver film animation animated short movies

"Vive le vent d'hiver" est un recueil de 5 courts métrages d'animation, concocté par le distributeur Les films du Préau, composé de films pour la plupart sans parole, doté de simplement quelques mots, ou d'une chanson dont la traduction n'était pas nécessaire. Car, en effet, l'ensemble s'adresse aux plus petits, dans un ensemble de coloris aussi doux que les histoires qui sont ici contées. Le recueil s'ouvre avec l'excellent et tendre "Mishou" de Milen Vitanov (Allemagne, Bulgarie, 2020, 8 mn), mêlant animation 2D et décors réels composés alliant objets miniatures ou de jouets (un hélicoptère...). Sur une banquise recouverte de neige atterrit un groupe de touristes bruyants, qui laissent derrière eux, un petit chien (Mishou) que des lièvres blancs vont tenter d'aider à retrouver le chemin de chez lui. Généreux, écolo (les touristes ont laissé nombre de déchets à même la neige...), le film est un petit bijou d'humour et de tendresse, autour du thème toujours fédérateur de l'entraide.

S'en suivent deux autres fabuleux petits films. "Chut... Petit ours" de Māra Liniņa (Lettonie, 2022, 5 mn), accompagné d'une berceuse en langue originale, est un film tout cotonneux, comme à l'orée d'un long sommeil. Deux petits oursons sont déposés par leurs parents sur un nuage, mais au lieu de s'endormir, en descendent pour jouer avec une grosse boule de neige (une pelote de laine, qu'un mouton crochète à l'autre bout, perché sur 5 fils, qui évoquent une partition...), pendant que leurs parents récupèrent de la nourriture. Très doux dans ses coloris, le film est tourné en Stop motion, avec de la laine et du feutre. "Luce et le Rocher" de Britt Raes (Belgique, France, Pays-Bas, 2022, 13 mn) est sans doute le film le plus graphiquement réussi de l'ensemble, jouant sur les formes rondes et cubiques, à la fois dans les cadres proposés (parfois jusqu’à 6 fenêtres rondes sur l'écran...), dans le design des personnages et des décors, et avec les superpositions de couleurs plus ou moins chaleureuses, selon que l'on passe du jour à la nuit. On y trouve 6 maisons occupées par des hommes à têtes carrées et une maison plus grande, occupée par une mère et sa fille Luce, toutes endommagées par un rocher géant tombé près d'elles. Luce va se rapprocher du rocher, l'aidant à retrouver sa « maison ». Un autre récit d'entraide, plein de douceur, qui est le sommet de ce recueil.

Plus classiques sont les deux derniers films, "Le Bonhomme de neige" de Aleksey Pochivalo (Russie, 2021, 3 mn) et "Une visite surprise !" de Marina Moshkova (Russie, 2020, 6 mn). Le premier est tourné en stop motion et met en scène une famille de bonhommes de neige, qui retrouve dans son frigo (où sont gardées les carottes qui leur servent de nez), un lapin vorace. Un film qui joue la dédramatisation, s'orientant vers les notions de partage et de fierté de la différence. Le second, en 2D, traite aussi de la différence en faisant se rapprocher deux amis, un ours blanc quelque peu sauvage et rustre, et un ami ours brun qui lui rend visite et qui n'a pas les mêmes habitudes que lui : il boit du chocolat chaud, il utilise une couverture pour dormir, il s'amuse à glisser sur la glace... Mais quoi de mieux que de terminer sur une histoire d'amitié ?

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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