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VIOLET TENDENCIES

Un film de Casper Andreas

Fille à pédé cherche chaussure à son pied

Violet est une « fille à pédé », la quarantaine, qui a bien du mal à trouver un homme, vu qu'elle sort sans arrêt en compagnie de ses amis gays. Sur les conseils de la séduisante fille qui travaille à l'accueil de la boîte où elle travaille, elle accepte d'envisager de changer ses habitudes, de couper avec le milieu. Celle-ci va donc la coacher...

Sortie DVD le 10 avril 2012

Une chose est certaine, Mindy Cohn, qui interprète Violet, est plutôt une bonne actrice et fait preuve d'une sacré pèche. Avec son minois sympathique et sa bonhommie, on avait d'emblée envie de s'attacher à son personnage, à son parler cru et direct, à ses échecs sentimentaux, elle qui se fait si facilement planter au beau milieu d'un dîner au restaurant, par des goujats sans nom. Mais le scénariste a choisi de lui fournir une rencontre « sérieuse » avec un cliché ambulant auquel elle va en plus s'accrocher. L'homme en question, intello en diable, porte évidemment des lunettes, est coincé, casanier, sauvage en société, et s'avère une sorte de geek de l'architecture. C'est un fan des colonnes, au lever du soleil, au petit déjeuner, au souper... bref il n'est ni très drôle, ni très adapté. Du coup, l'attachement de Violet pour lui, en devient vite pathétique.

Mais dans le fond, ceci n'est pas le pire. Ce qui irrite le plus, c'est la ribambelle de personnages secondaires, tous aussi inconsistants les uns que les autres. Il y a le patron, au couple parfait, mais à qui il pourrait bien manquer un enfant. Que de grosses ficelles pour l'amener à envisager la chose. Il y a l'ami efféminé, qui ne veut pas s'engager, et dont l'ex engage un affrontement puéril à coups d'humiliations. Et il y a l'ami stripteaseur, black et séropositif qui apparaît et disparaît pour bien montrer comme il peu être gentil, et surtout discret. En bref, on n'a pas vraiment envie de faire partie de ce groupe, malgré le personnage de Violet, qui est loin d'arriver à la cheville de celui de la mère dans les séries « Queer as folk ».

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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