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LA VIE COMME ELLE VIENT

Un film de Gustavo Pizzi

Un magnifique portrait de mère, digne et fière

Au Brésil, Irène prend soin de sa famille : son courageux mari, son fils aîné récemment choisi pour jouer au foot en Allemagne, ses trois autres fils et même sa sœur battue par son mari...

"La vie comme elle vient (Benzinho)" est de ces petites chroniques familiales qui séduisent d'emblée. Démarrant sur une scène de baignade improvisée en bord de mer, le film dépeint d'abord tout un groupe, formé par le noyau familial auquel s'adjoint rapidement la sœur et son fils, fuyant un mari violent. Mais peu à peu ce sont surtout les réactions de la mère qui sont scrutées, au travers de la perspective du départ de son aîné, choisi pour rejoindre une équipe de football en Allemagne, des problèmes d'argent du couple, de la perte d'emploi et de la menace d'un déménagement forcé.

Creusant les questions des difficultés financières et les espoirs d'un rebond fait de projets et de nouvelles perspectives, abordant les problèmes liés aux deux maisons que possède le couple (ménage, structure...), à l'éducation des enfants, le scénario fait porter de plus en plus de responsabilités à cette mère modèle, compréhensive et volontaire. Karine Teles incarne avec fierté cette femme dont les certitudes et le monde s'effritent à l'image de leur maison (qui elle aussi à de plus en plus de problèmes au fil du récit). Elle fait vibrer le cœur de cette comédie dramatique douce amère, que l'on ne saurait que trop recommander.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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