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TENJA

Un film de Hassan Legzouli

Quand on a rien à dire

Nourdine, fils d’immigrés marocains, vit à Lille depuis toujours. Il se rend seul en voiture au Maroc avec la dépouille de son père, pour l’enterrer, selon sa volonté, dans son village natal...

Voyage initiatique et retour aux racines pour cet homme d’une trentaine d’années. Après avoir apprécié, le Grand Voyage d’Ismaël Ferroukhi, on s’attend à retrouver chez Hassan Legzouli, qui s’attaque au même type de sujet, un film frais, plein d’émotions. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir choisi un acteur qui joue justement son rôle, mais ce semblant de journal intime manque de belles images et de véritables émotions. Quel dommage de conter une histoire aux airs si poétiques avec des images si quelconques et un manque cruel de sensations à offrir au public.

On espère être emporté quand une jeune femme croise le chemin de Nourdine, mais la rencontre amoureuse trop pudique en devient stérile. Certes un corps à corps n’est pas nécessaire, mais comment peut-on se passer de plans travaillés et parlants ? Ils sont ici trop rares.

A la fin du film, Hassan Legzouli s’est présenté à nous, pour nous exprimer son désir dans son œuvre d’exposer une émotion retenue mais existante. Pourtant, aussi sensible que je puisse l’être, je suis navrée de ne pas avoir été touchée, et j’espère que vous le serez.

Aïcha ZEnvoyer un message au rédacteur

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