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SNOW IN SPRING

Proche du documentaire ou du voyeurisme ?

La famille Yamamura est confrontée à la déliquescence du grand père, sénile, qui leur rend la vie impossible et qu’ils ne peuvent faire hospitaliser...

Hiroshi Toda, qui a travaillé pendant plus de 30 ans en hôpital psychiatrique et a vu son propre père devenir sénile, filme en quasi huis clos, le quotidien d’une famille, et de ce grand père qui sombre dans la sénilité, synonyme d’irresponsabilité, puis de danger pour les autres et lui-même. Il pousse d’ailleurs le bouchon un peu loin dans la reconstitution clinique, en nous imposant des scènes pas forcément utiles, et assez épouvantables, comme celle où le vieil homme se mutile par maintes fois le visage à coup de seringue automatique.

On se demande alors si tant de détail montré était bien nécessaire. Car à part au contact direct avec ce pépé, les autres personnages ne sont jamais étudiés dans leurs souffrances propres. Bien sûr, dans une dernière partie, on se trouve enfin à l’air libre, loin de l’appartement ou de la ville, dans une forêt enneigée et mystique. Mais la référence à La balade de Narayama, où le héro emmenait lui aussi son père mourir en montagne, est un peu trop évidente, même s’il y a de la tradition là-dessous, sans en avoir ni l’émotion, ni l’esthétique. On s’agace alors un peu devant le silence persistant et presque passif des personnages et le flot de culpabilité que ressort de tout ça.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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