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RESIDENT EVIL : EXTINCTION

Un film de Russell Mulcahy

L'extinction de talent!

Cette fois-ci le monde entier est infecté par le virus de l’ombrelle Corporation, à l’exception d’un petit groupe de rebelles emmené par la séduisante mais dangereuse Alice. Mais les sbires de la mystérieuse entreprise sont toujours à ses trousses en même temps que des milliers de zombies…

Troisième (et ultime ?) volet de la saga, le film, tout comme ses prédécesseurs, semble toujours plus s'éloigner de la fructueuse franchise vidéo ludique. Mais ce qui attriste le plus, c’est la présence aux commandes, de Russel Mulcahy, mythique réalisateur d' « Highlander » et de divers autres métrages, qui a perdu de sa superbe , pour emballer un produit bon marché mais « prémaché ». En sortant des bases de la série( l'espace clos, l'ambiance sombre, la solitude des personnages et les divers monstres), les producteurs ont dilués l'intérêt du film, le faisant plus ressembler à une quelconque série B qu'à un vrai thriller zombiesque!

Tout, des effets spéciaux aux cascades ne semble pas digne d'un film de cinéma, à peine à la rigueur d'une série TV et encore. Les décors pleins de sable, ressemblent au « Peut-être » de Klapisch en plus cheap ( c'est dire...). Les créatures sont simples mais pas efficaces pour deux sous. Et c’est sans parler du rythme du récit et notamment du final, plus proche d'un Derrick en transe que d'un film de Michael Bay. Les personnages sont inexistants et le film n’est traversé par aucune idée, uniquement par des zombies bien maquillés!

On est d’autant plus déçu que le film, en suivant l'itinéraire de ces survivants, promettait un monde apocalyptique, plein de fureur et de désespoir. Mais des scénaristes endormis ont décidé de couler le monde créer par Capcom et de réaliser un patchwork des 30 années de « zombie-story », sans parvenir à une certaine cohérence. En fin de compte, les amateurs comme les cinéphiles regretteront le manque d'investissement dans cette série, qui au lieu de profiter des bases posées dans le jeu (et dieu sait si elles étaient cinématographiquement attrayantes), s'est embourbé dans une facilité et une nullité affligeantes!

Guillaume BannierEnvoyer un message au rédacteur

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